Le régime des autos entrepreneurs se complexifie en 2017

Complexification regime auto entreprise

Depuis 2009, un nouveau statut a été créé pour les autos entrepreneurs. Le principe de départ était de favoriser l’entrepreneuriat et d’agir sur la courbe du chômage, l’évolution des événements est en train de rompre peu à peu avec cette idée de départ.

Une innovation accueillie à bras ouverts

Jusqu’en 2009, le terme « autoentrepreneur » n’avait pas de base juridique même si dans la pratique, de nombreuses personnes exerçaient dans des conditions qui rappelaient ce statut. Ainsi, lorsque le législateur a décidé de légaliser le principe de l’auto entrepreneuriat, il avait à cœur de donner un fondement légal à de nombreuses personnes qui contribuaient déjà à leur façon à inverser les pratiques.

Les 5 années qui ont suivi ont été les plus prospères. Dès lors, le nombre de créations d’entreprises en régime d’auto entrepreneuriat a explosé. Malheureusement, ça n’a pas duré bien longtemps.

De l’exaltation à la désillusion

Au fil des années, une aventure qui se voulait exaltante et d’une facilité déconcertante a pris du plomb dans l’aile. Les conditions de création et d’exercice ont été davantage durcies. Les démarches ont perdu de leur simplicité. En plus d’être plus compliquées, elles sont également plus coûteuses, laissant la plupart des nouveaux aspirants dans le doute total. Elles se résument en plusieurs étapes à savoir :

  • L’inscription à la chambre de commerce : c’est une procédure qui prend environ 1 mois
  • La participation à un stage de 5 jours qui prépare aux formalités d’ouverture de compte et d’installation
  • Le paiement de redevance appelée la cotisation foncière des entreprises : elle s’élève à une moyenne de 270€, un coût astronomique pour un autoentrepreneur.
  • La bassesse des plafonds de revenus : avec le seuil de 450€, de plus en plus d’auto entrepreneurs gagnent trop pour rester dans le régime, mais trop peu pour survivre dans un autre régime.
  • Le manque de modernisation des formulaires d’inscription : certaines professions courantes ne sont pas assez mises en avant et les trouver demande du temps et de l’attention.

Les secteurs les plus touchés par cette vague de contraintes légales sont le commerce et l’artisanat. Dans ce dernier, l’auto entrepreneur doit par exemple souscrire une assurance de 10 ans minimum. Retrouver des témoignages sur le site passion entrepreneur.

Les retombées sur l’engouement initial vers ce régime ont été immédiates. Dès janvier 2015, les chiffres n’ont pas cessé de dégringoler.

Portail officiel de l’auto-entrepreneur : http://www.lautoentrepreneur.fr/