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| Envoyé par Paca le 08 Février 2010 à 17:19
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Je me permets de créer cette nouvelle file pour vous faire part ici, de temps à autres, des changements de la conjoncture économique US par rapport à la valorisation du Marché…et ainsi vous donner des repères quant à l’évolution prévisible des Marchés US ou autres.
Le S&P 500 est pour moi l’indice qui représente le mieux les USA.
Son future l’ES est ma base de travail car il prend mieux en compte la psychologie des opérateurs et leurs attentes futures.
Dans l’analyse psycho économique il est important de se faire une idée des 3 groupes d’information suivants :
- La Big Picture qui est composée de :
L’état global de l’économie US par rapport à la valorisation du Marché
L’influence de l’économie mondiale sur les USA
- Les micro variations apportées par chaque nouvelle information
- L’état psychologique des opérateurs.
Mais trêve de bavardage, entrons tout de suite dans le vif du sujet si vous le voulez bien.
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| Envoyé par Paca le 08 Février 2010 à 17:20
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Situation à la fin 2009
Tous les grands secteurs de l’économie montraient une amélioration constante depuis le mois de mars 2009.
Stabilisation de l’immo,
Amélioration des financières
Retour à l’équilibre des services
Croissance de l’industrie suite à l’arrêt du déstockage
Dette élevée mais Inflation sous contrôle
Pas d’anticipation de changement de la politique monétaire sur court terme
Emploi qui détruit de moins en moins de jobs et en passe d’en créer
Confiance qui remonte
Et donc consommation qui redémarre lentement avec un effet bonnes ventes de fin d’années
Enfin un optimisme global et partagé comme en atteste un VIX très bas (trop ?)
Sur le front international, les émergeants, Chine en tête, montraient une croissance insolente en cette période de crise.
Un consensus était admis pour que les entreprises montrent une croissance de 21% de leurs résultats sur 2010
Dès lors, les indices sont montés bien au-delà de ce que l’état réel de l’économie montrait…comme en atteste l’augmentation du PER moyen des entreprises du S&P500 à 25.
Dans ces conditions, le Marché pouvait être considéré comme cher sauf si les résultats des entreprises à venir venaient prouver la bonne anticipation du Marché (attentes fortes).
Bien entendu, il ne fallait pas non plus de re-dégradation des secteurs de l’économie.
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| Envoyé par Paca le 08 Février 2010 à 17:21
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Modifications depuis le début 2010 (1/3)
L’immo montre une nouvelle dégradation.
Les espoirs de la reprise dans ce secteur se transforment en stabilisation sur les plus bas.
Un élément important et positif est le fait que les prix après s’être stabilisés semblent se reprendre légèrement.
Feux de paille ou précurseur de la future reprise de ce secteur ?
La dégradation pourrait n’être que conjoncturelle et liée à l’arrêt / reprise des incitations gouvernementales en novembre 2009.
Secteur donc sous surveillance étroite mais qui a douché les attentes en ce début d’année.
Les remboursements des aides de l’état pèsent sur les résultats des financières.
Le Commercial real estate constitue toujours une menace forte sur les résultats futurs même si les analystes ont annoncé que l’impact serait toutefois moindre que ce qui avait été imaginé.
Mais la réelle nouveauté vient de l’intention de B Obama de limiter la taille et les activités des établissements financiers.
Malgré la puissance des lobbies, il y a peu de chances qu’ils remportent complètement la partie, car ils n’ont aucune chance de trouver un appui politique tant les banques sont mal vues dans l’opinion publique.
Parallèlement au WEF de Davos, de grands noms financiers se sont réunis pour mettre en place leur stratégie.
Plutôt que de contrer la demande Obama, ce qui n’a que très peu de chance de se produire, ils souhaitent plutôt proposer un plan d’action compromis qui leur permettra d’être acteurs dans cette évolution inéluctable de leur métier.
Le domaine financier a pesé sur les indices en ce début 2010.
Les services n’en finissent pas de rester sur l’équilibre précaire entre contraction et expansion.
Même si cela n’est pas à proprement parler en soit une nouvelle menace, c’est quand même la preuve d’une reprise lente et surtout pas au niveau des espoirs suscités en fin 2009.
L’industrie est la bonne nouvelle de ce début d’année.
Les différents indicateurs se redressent.
Le stockage reprend et même l’investissement en capital est à nouveau en progression.
Cela fait naître l’optimisme sur des futures créations d’emploi dans ce secteur.
D’ailleurs quelques entreprises recommencent faire croître leur nombre de salariés.
Les aides gouvernementales en projet pour aider les entreprises qui embauchent et/ou qui investissent vont également dans ce sens.
Ainsi que le projet d’aider les banques de proximités qui développeraient le crédit vis-à-vis des PME.
Editer par Paca sur 08 Février 2010 à 17:22
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| Envoyé par Paca le 08 Février 2010 à 17:23
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Modifications depuis le début 2010 (2/3)
La dette ne dégonflera pas tout de suite et même montera encore en 2010 comme l’atteste le projet du prochain budget US.
Cependant, les autorités US montre une volonté forte de réduction du déficit US dans les prochaines années.
La dette US est à l’origine d’une possibilité de dégradation de note par Moody’s. Cependant, T. Geithner a indiqué ce week-end que cela n’arrivera pas car le déficit sera réduit.
Malheureusement, cette volonté de réduction des dépenses risque fort de toucher l’un des relais de croissance qui permettrait un redémarrage sain de l’économie sur le long terme.
Il s’agit du secteur de l’énergie.
Si la reprise démarrait, nous nous retrouverions rapidement à nouveau avec ce problème de rareté de la ressource pétrole comme cela l’était avant cette crise.
Dès lors, il faut préparer cette sortie du tout pétrole. Des investissements doivent avoir lieu et notamment des incitations du gouvernement pour non seulement faire face à cette pénurie prévisible mais aussi pour créer un nouveau pan de l’économie future.
Il semble que ceci soit relégué au second plan face à la situation de la dette.
L’inflation est toujours sous contrôle et les anticipations vont dans le bon sens.
Si la politique monétaire ne devrait pas bouger au niveau des taux de la FED pendant une bonne partie de l’année tout au moins, d’autres mesurent alimentent toujours ce domaine.
Les programmes de rachat par la FED sont toujours programmés pour un arrêt en Mars 2010.
De plus le essais de reverse repo ont montré une bonne acceptation par le Marché.
Il est probable que nous en voyions quelques unes dans le cours de l’année.
La confirmation de la re-nomination de B Bernanke pour un second mandat à la tête de la FED a alimenté les craintes des opérateurs pendant un certain temps.
C’est le cas également de l’indépendance de la FED dans ces décisions qui est toujours discutée par les politiques qui souhaiteraient avoir leur mot à dire.
Cela fait peur quand on pense alors à l’influence des lobbies.
Pour l’instant donc pas d’inquiétudes du cité de la politique monétaire, même si à chaque fois que les choses s’améliorent légèrement, les analystes pensent tout de suite, et à mon avis à tord, à une remontée prochaine des taux FED.
Nous sommes encore loin d’une situation qui a, par le passé, généré une remontée des taux.
L’emploi ne s’améliore pas vraiment ses derniers temps.
Bien sur, la saisonnalité n’est pas en notre faveur en ce début d’année.
Mais ce sujet a aussi douché les espoirs de ceux qui pensaient voir des créations nettes globales en ce début d’année.
L’emploi a été l’une des causes de la descente des indices cette année.
Les résultats de vendredi ne sont pas fameux. Le taux de chômage à 9.7% est certes une amélioration. Mais il est obtenu en décomptabisisant tous ceux, très nombreux, qui ont baissé les bras et ne recherchent donc plus d’emploi.
Cependant, de nombreux indicateurs montrent que l’emploi continue à s’améliorer lentement et pourrait retrouver la croissance prochainement.
La confiance remonte progressivement sous l’influence de l’emploi qui montre une progression.
La consommation reste sous surveillance et enregistre une bonne progression.
C’est un des bons points de l’économie en ce moment même si elle montre également que la vitesse de la reprise est loin de ce qui avait été imaginé en fin d’année 2009.
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| Envoyé par Paca le 08 Février 2010 à 17:24
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Modifications depuis le début 2010 (3/3)
L’optimisme global est toujours bon en ce qui concerne les USA.
Cependant certains secteurs qui étaient considérés comme sortis de l’ornière recommencent à créer de l’inquiétude.
Le VIX est bien remonté. Mais en grande partie du fait de la situation internationale.
Coté international, il fallait s’y attendre, la croissance insolente enregistrée ces derniers temps ont alimenté les risques de surchauffe de l’économie.
Plutôt que de modifier sa politique monétaire par une montée de ses taux, ce qui avait été évoqué par certains analystes, la Chine à préféré restreindre le crédit.
Cette décision a pesé fortement sur le climat mondial et a contribué à la baisse des indices.
Mais le plus fort de l’inquiétude est venu de l’Europe.
Tout d’abord avec les problèmes de la Grèce et d’un soutien en demi teinte de l’Europe Communautaire, mais aussi d’autres pays comme le Portugal ou l’Espagne.
Et encore je ne parle pas encore d’autres pays qui sont dans une mauvaise situation également.
En corollaire à ces difficultés qui ont propulsé le VIX vers le haut et pesé sur nos indices, des craintes se font entendre sur un possible éclatement de l’Euro.
Le niveau d’incertitude permet tous les excès, y compris sur cet éclatement qui ne saurait être envisagé sérieusement sous les lumières d’une analyse sérieuse.
Tant que ces problèmes n’auront pas trouvé de développement rassurant, L’Europe pèsera de tout son poids sur un maintient des indices vers le bas sous l’influence d’une baisse de la parité EUR/USD.
En conclusion, il ne faut pas oublier que les choses vont de mieux en mieux aux USA.
Même si les USA restent sous l’influence conjoncturelle de l’international en ce moment, nous nous trouvons dans un excès baissier.
Les résultats des entreprises sont meilleurs que le consensus, mais inférieurs aux espoirs des opérateurs.
Le PER moyen atteint maintenant des niveaux plus en rapport avec l’état de l’économie.
Si les indices continuent de baisser encore, alors nous pourrions même voir une résurgence de l’idée que les actions US ne sont pas chères.
Cependant, la peur et l’incertitude née de la situation Européenne ne placent pas pour l’instant les actions parmi les instruments financiers à privilégier.
Mon avis est donc, sous réserve de développement futur non défavorable, une remontée prochaine des indices pour se remettre en phase avec le nouvel état des entreprises.
C’est d’ailleurs ce que pense aussi Oppenheimer de chez Goldman Sachs dans communiqué de vendredi dernier.
Le rendez vous important de cette semaine est le retail sales de Jeudi prochain.
Il faudra aussi surveiller les jobless claims.
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| Envoyé par Paca le 14 Février 2010 à 15:59
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Preview pour la semaine 07 (qui commence le 15 février)
La semaine dernière (le 8 février), je vous disais que le Marché US était en excès baissier, que l’économie US était ressentie comme allant mieux (en variation relative), mais que l’international pesait lourdement, empêchant les indices US de remonter.
Nous avons vu mardi, que dès que la pression internationale s’estompait un peu, les indices en profitaient pour remonter.
Cependant, nous pouvons voir que cette pression internationale n’a pas encore disparu.
Ainsi, la Grèce semble avoir trouvé potentiellement un soutien de l’Europe mais pourtant rien n’est mis en place dans la mesure où les aides potentielles n’ont pas été sollicitées par la Grèce.
Sur le front des autres pays Européens, bien que les problèmes potentiels existent toujours, ils sont moins exacerbés du fait des derniers développements.
On peut penser, en effet, que si l’Europe est prête à aider la Grèce, alors elle en fera de même pour les autres pays si d’aventure leur situation se dégradait dangereusement.
Ainsi le spectre d’un éclatement de la Zone Euro s’éloigne.
Il est d’ailleurs étonnant d’imaginer que de nombreux opérateurs ont pu tenir cette hypothèse pour crédible.
En effet comment imaginer la possibilité d’une destruction pure et simple des efforts consentis pour la construction européenne pendant plus de 50 ans.
Comment les Gouvernements pourraient expliquer à leurs citoyens cet état de fait ?
La pression internationale, c’est aussi la Chine qui veut ralentir son économie en surchauffe et qui a encore augmenté, la semaine passée, ses requirements en matière de réserves obligatoires.
Et c’est enfin également Dubai qui avait il y a quelque temps envoyé un warning sur les Marchés, avec les conséquences que l’on connaît, et qui est à nouveau (ce week end) sous les feux de la rampe pour son rapport sur sa dette.
Même si nous avons vu que les conséquences de défauts de Dubai n’étaient pas de nature à entraîner des conséquences désastreuses en matière de dommages collatéraux pour les autres blocs économiques, il n’en demeure pas moins que cette nouvelle n’est pas positive.
D’ailleurs la Bourse de Dubai montre bien ce coté négatif.
Mais la semaine dernière c’est aussi de nombreuses news économiques principalement positives ou de nature à doper l’optimisme futur.
Tout d’abord, du coté négatif, le principal point est le retrait relatif de la confiance des consommateurs sous l’impulsion de la reprise relative du chômage.
Dans les mitigées se trouve la balance commerciale. Certes le déficit s’est creusé. Mais aussi bien les imports que les exports sont en nette progression…signe d’une consommation qui se tient bien en ce Q1.
Cette consommation se voit confirmée, vendredi avec les chiffres des Retail Sales.
Le chômage est un peu redescendu dans les jobless claims de jeudi augurant des jours meilleurs et laissant dire que les derniers mauvais résultats étaient liés au contre coup de l’après fêtes de fin d’année.
Enfin se trouvent les stocks des business qui peuvent laisser imaginer que leur baisse est liée à une consommation (demande) plus forte que prévue.
Semaine prochaine
Lundi est out (Presidents’ Day). Mais l’Europe a déjà prouvé par le passé qu’elle pouvait faire bouger les Indices futures US sous l’influence de l’actualité internationale.
C’est comme bien souvent un jour où il faut que les traders qui ne peuvent s’empêcher de trader tout ce qui bouge soient prudents dans leurs décisions.
Les profils techniques sont également là pour montrer que le sens laissé par le passé ne donne pas d’indications claires sur le futur immédiat.
Cette semaine devrait être une semaine de confirmation ou d’infirmation des espoirs nés depuis quelques temps.
Mardi, nous aurons les TICs.
L’augmentation récente de la valeur du Dollar devrait entraîner un renchérissement de l’intérêt de l’étranger vis-à-vis des assets US.
Les Housing Starts de mercredi doivent confirmer le fait que les dernières faiblesses dans ce secteur étaient dues à des causes exogènes.
D’une part l’arrêt/reprise des incitations gouvernementales en novembre 2009.
D’autre part, le mauvais temps aux alentours de Noël qui n’a pas été propice aux démarrages de chantiers de construction.
A noter que lors des précédents résultats, les permis de construire étaient en augmentation…ce qui augure également d’une reprise dans les chiffres attendus cette semaine.
Mais ce qui devrait tenir la tête d’affiche cette semaine est la production industrielle.
Avec les Empire State mardi et le Philly Fed jeudi.
Mais le cœur, c’est la production industrielle de mercredi.
L’amélioration attendue serait la confirmation des hypothèses émises par les stocks de la semaine dernière et l’amélioration de l’export.
Et bien sur cela nourrirait de nouveaux espoirs, d’une part sur le fait que ce secteur est l’un des moteurs de la fragile reprise actuelle et d’autre part sur les conséquences que cela aura sur une reprise de l’emploi dans ce secteur.
Bien sur, les Jobless Claims devront montrer le redressement amorcé la semaine dernière.
Dans ce cas, ce sera un nouvel élément de confirmation de la reprise du secteur industriel.
Mais aussi, cela commencera à faire naître des espoirs sur les prochains chiffres globaux de l’emploi prévus début mars.
Toujours ce jeudi, les Leading Indicators (LEI) seront mieux acceptés s’ils montrent que le sentiment futur est toujours tourné vers l’expansion.
A noter jeudi les annonces pour le programme de ventes de la semaine 08 de T-Notes. Avec la moins bonne acceptation (taux de couverture) la semaine dernière, cela peut induire quelques réactions.
Jeudi et vendredi, nous aurons également les infos concernant l’inflation à travers, respectivement le PPI et le CPI.
L’inflation n’est pas pour l’instant un domaine qui inquiète.
Cependant toute résurgence pourrait refaire naître des opinions concernant un changement proche de la politique monétaire de la FED….même si cela me paraît ridicule au vu des autres conditions économiques non réunies qui pourraient justifier une remontée de taux.
En parlant de la FED, il est à noter que mercredi soir seront publiées les minutes du dernier FOMC.
Avec les potentielles intentions de la FED concernant le taux d’escompte et les opérations de Reverse Repo en attente, ces minutes nous donneront de façon plus claire les intentions futures de la FED.
Et puis globalement cette semaine, il faudra suivre attentivement les développements concernant l’international…à commencer par demain lundi.
Take Care
Editer par Paca sur 14 Février 2010 à 20:06
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