| Envoyé par annecho le 17 Novembre 2008 à 11:55
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Le banquier genevois Pictet a récemment lancé un fonds sur un thème inconnu et novateur du monde des Sicav et des FCP : le bois.
Le nom du fonds est Pictet Timber et il propose de bénéficier de la hausse inévitable de la valeur du bois dans les années à venir. Selon les trois gérants du fonds, le développement économique et la croissance démographique vont en effet faire de cette ressource limitée l’un des thèmes les plus porteurs. Pour y accéder, ils proposent d’investir dans les titres d’entreprises spécialistes de la filière du bois avec une préférence pour celles qui possèdent ou gèrent des forêts ou des zones boisées.
L'objectif du fonds PF(LUX)-Timber est donc de proposer aux investisseurs d'investir dans des titres cotés - avec une préférence pour les sociétés qui possèdent ou gèrent des forêts ou des zones boisées -, afin de pouvoir profiter des caractéristiques de cette classe d'actifs sans renoncer aux avantages offerts par un fonds d'investissement traditionnel.
Pourquoi le bois constitue t-il un investissement à long terme par excellence ?
1) Le bois pousse toujours, même en cas de crise! En d'autres termes, sa croissance biologique est continue, indépendamment du contexte macroéconomique.
2) En raison de considérations environnementales, le bois connaît un regain d'intérêt auprès des consommateurs des pays développés, qui l'utilisent comme matériau de construction en raison de sa performance supérieure sur les plans de l'efficacité énergétique, de la polyvalence et du recyclage par rapport aux matériaux tels que le béton, la brique ou encore l'acier.
3) La flambée des prix de l'énergie fossile, si elle se poursuit à long terme, consacrera le bois qui, en tant que source d'énergie neutre, gagnera encore en importance, se profilant d'ailleurs déjà comme le favori parmi les biocarburants de "deuxième génération", fabriqués à base de lignocellulose."
4) La demande en bois suit de près l'évolution économique et démographique et de nombreux Etats ne disposent pas des ressources nécessaires dans ce domaine - à l'exemple de la Chine, qui a dû tripler ses importations entre 1997 et 2005. Elle ne fera donc qu'augmenter.
Il y a enfin un autre aspect à ne pas négliger, car la plus-value ne se situe pas seulement du côté des investisseurs, elle existe aussi côté environnemental, comme l'explique Christoph Butz, co-gérant du fonds et expert de la durabilité chez Pictet: "La valeur des forêts ne cessera de s'apprécier à l'avenir, spécialement lorsque nous aurons pris conscience de leur efficacité en termes de captation et de stockage du carbone. Alors que près de 20% des émissions à effet de serre sont aujourd'hui causées par la déforestation, planter et protéger les forêts apparaît en effet comme le meilleur moyen de combattre les changements climatiques..."
Le phénomène de mondialisation aidant, les facteurs sectoriels à l'échelle planétaire prendront nettement le pas sur les éléments géographiques. Choisir des secteurs générant des rendements supplémentaires permet donc de bénéficier des tendances durables, plus rémunératrices que les poussées de fièvre spéculatives de courte durée. Et c'est particulièrement vrai pour les forêts car, gérées durablement, elles sont indéfiniment productives."

Alors, Le Bûcheron saura-t-il ramener les Bulls sur les marchés ? Rien n'est moins sûr mais en attendant donnez-nous votre avis !
Editer par marcd sur 18 Novembre 2008 à 21:16
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