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Y'a pas qu'en Europe que ca va mal !
La bourse chinoise s’enlise (tire de l'AFP)
En un an, l’indice composite de la bourse de ShangaÏ a plongé de 72 %, soit l’une des chutes les plus vertigineuses sur la planète bourse. Ce plongeon s’explique par 3 facteurs :
- Crise de confiance
Depuis que la crise financière s’est étendue à la Chine, les investisseurs individuels et institutionnels se sont retirés des marchés d’actions (et ce d’autant que les ventes à découvert sont prohibées). Malgré les mesures prises par le gouvernement (baisse des taux de prêt, baisse de sfrais de courtage, soutien au marché immobilier), la tendance baissière persiste.
- Baisse des résultats d’entreprises
Le taux de croissance de l’économie chinoise est passé de 10,4% au T1 à 10,1% au T2 puis 9 % au T3. Le rythme de croissance des entreprises cotées a sensiblement ralenti au 3ème trimestre. Les secteurs qui souffrent le plus sont : la sidérurgie, l’industrie charbonnière, la production manufacturière, les transports et l’immobilier Le secteur bancaire est également touché avec au moins 12 banques et cies d’assurance publiques impliquées dans les subprimes.
- La réforme de l’actionnariat des sociétés cotées
Entre 1990 et 2004, la bourse chinoise n’a joué qu’à moitié le jeu du capitalisme : l’Etat détenait 2/3 du capital des sociétés cotées et interdisait la libre circulation de ses propres titres. Depuis 2005, Pekin a décidé d’introduire sur le marché les titres encore gelés. Si la mesure est bénéfique à long terme, elle contribue à faire baisser les cours en autorisant les sociétés cotées à procéder à de nouvelles émissions d’actions.
Moneyweek n° 7 Aujourd’hui, le gouvernement chinois annonce un plan de relance budgétaire de 4.000 milliards de yuans (455 milliards d'euros) jusqu'à la fin 2010, pour faire face à la crise économique mondiale.
Salué par la France et le Canada, ce plan vise à stimuler l'économie chinoise qui souffre du fléchissement des exportations, principal moteur de sa croissance.
Portant sur une augmentation des dépenses de l'Etat, notamment dans le domaine des infrastructures, il pourrait avoir des effets positifs au-delà des frontières de la Chine en stimulant ses importations.