|
| Envoyé par Lorenbarre le 01 Juin 2008 à 10:50
|
|
|
Crédit Lyonnais : la procédure civile contre Jean-Claude Trichet relancée
La cour d'appel de Versailles a autorisé la poursuite de la procédure civile engagée notamment contre Jean-Claude Trichet, alors directeur du Trésor, dans le dossier des comptes frauduleux du Crédit Lyonnais avant sa privatisation. La cour a déclaré recevable l'action civile d'Alain Géniteau à l'encontre notamment de l'actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) et de Jean-Pascal Beauffret, alors représentant de l'Etat au conseil d'administration. Les deux hommes se sont pourvus en cassation. Cette décision ne remet pas en cause les relaxes pénales prononcées.
(sur abonnement)
http://www.lesechos.fr/info/finance/4734222.htm
*******
La Fed engage son bilan pour éteindre la crise financière
http://www.jdf.com/essentiel/2008/05/31/04003-20080531ARTHBD 00048-la-fed-engage-son-bilan-pour-eteindre-la-crise-financi ere.php
*******
Y aura-t-il des touristes chinois en France cet été ?
*******
Une tribu isolée découverte au Brésil
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/05/30/une-tribu -isolee-decouverte-au-bresil_1051610_3222.html?xtor=RSS-3208 ">http://www.actuello.com/redirect.php?id=604085
*******
Une tribu isolée découverte au Brésil
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/05/30/une-tribu -isolee-decouverte-au-bresil_1051610_3222.html?xtor=RSS-3208
*******
Le sac de nœuds du Michigan et de la Floride
http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&arti cle=233117
*******
Au cœur des mensonges de Bush
http://www.liberation.fr/actualite/monde/329140.FR.php
|
|
Haut de la page |
| |
This text is replaced by the Flash movie.
|
| |
| Envoyé par Lorenbarre le 02 Juin 2008 à 10:57
|
|
|
Baisse du dollar et hausse du pétrole : quelle relation ?
http://www.project-syndicate.org/commentary/feldstein2/Frenc h
*******
Le divorce inaperçu de l'Iran et de la Syrie
http://www.lefigaro.fr/debats/2008/05/30/01005-20080530ARTFI G00673-le-divorce-inapercu-de-l-iran-et-de-la-syrie.php
*******
La Chine en quête de cuivre : l'enjeu tibétain
http://indices.usinenouvelle.com/article/page_article.cfm?id oc=137912&navartrech=4&id_site_rech=26&maxrow=234
*******
L'enfer, c'est les autres
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/htm l/fr/articles.php?article_id=2629
*******
M3 : La masse monétaire Américaine s'envole
http://www.shadowstats.com/alternate_data
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Lorenbarre le 03 Juin 2008 à 08:15
|
|
|
L'espoir au fond du baril
http://www.lesechos.fr/journal20080602/lec1_idees/4734504.ht m
*******
Bulle immobilière contre bulle pétrolière
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080602-930.html
*******
Une nouvelle relation entre Israël et les Etats-Unis ?
http://www.project-syndicate.org/commentary/moisi30/French
*******
Stratégies d'atténuation du Pic Oil
http://www.le-blog-immobilier.com/2008/05/stratgies-dattn.ht ml#more
*******
L’affaire Kerviel à son épilogue : morale et moralisme
http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-22 14-L%92affaire-Kerviel-a-son-epilogue-%3A-morale-et-moralism e.html
*******
Eurogroupe : échéance concernant les déficits reportée à 2012
http://www.leblogfinance.com/2008/06/eurogroupe-chan.html#mo re
*******
Après la crise du subprime, Groupama AM prévoit "un autre choc financier"
http://www.trader-forex.fr/actualite-forex/news-Apres-la-cri se-du-subprime-Groupama-AM-prevoit-un-autre-choc-financier-- 080602133942.oty7dw0c
*******
Les « faux chômeurs » ne représentent pas plus de 2 % des demandeurs d'emploi
http://www.lesechos.fr/journal20080603/lec1_france/4735564.h tm
*******
Les navires US abriteraient des prisons flottantes, selon une ONG Britannique
L’ONG Britannique Reprieve a recueilli le témoignage d’un ancien prissonnier de Guantanamo affirmant que l’un de ses co-détenus avait été emprisonné et subi des sévices dans les fonds d’un navire de l’US Navy.

Duncan Campbell and Richard Norton-Taylor, The Guardian, 2 juin 2008
Les États-Unis utilisent des « prisons flottantes » pour détenir les personnes arrêtées dans leur « guerre contre le terrorisme ». Un groupe d’avocats défenseurs des droits de l’homme affirme qu’il s’agit là d’une tentative pour dissimuler le nombre des détenus et leur sort.
Ces informations sur les navires où les prisonniers ont été détenus ainsi que sur les sites qui auraient été utilisés dans plusieurs pays à travers le monde ont été rassemblées au moment même où le débat sur la détention sans procès s’intensifie des deux côtés de l’Atlantique. Le gouvernement américain s’est vu demander hier de publier la liste et la localisation des détenus.
Les détails sur le fonctionnement de ces navires prisons sont apparus via plusieurs sources, dont des déclarations de l’armée américaine, le Conseil de l’Europe et ses instances parlementaires, ainsi que par les témoignages de prisonniers.
Le document qui doit être publié cette année par l’organisation de défense des droits de l’homme Reprieve, affirme également qu’il y a eu plus de 200 nouveaux cas de détention arbitraire depuis 2006, date à laquelle le président George Bush a déclaré que cette pratique avait cessé.
L’utilisation de navires comme centre de détention des prisonniers donne naissance à de nouvelles inquiétudes et des demandes d’enquêtes sont formulées en Grande-Bretagne et aux États-Unis.
D’après les recherches effectuées par Reprieve, les États-Unis pourraient avoir utilisé jusqu’à 17 navires comme « prisons flottantes » depuis 2001. Les détenus sont interrogés à bord de ces navires puis ensuite transférés en d’autres lieux souvent secrets, selon cette ONG.
Les navires qui auraient servi de centre de détention sont l’USS Bataan et l’USS Peleliu. En outre, 15 navires sont soupçonnés d’avoir été basés à Diego Garcia, une île au statut de territoire britannique située dans l’océan Indien, utilisée comme base militaire par le Royaume-Uni et les USA.
Le rapport de Reprieve attirera tout particulièrement l’attention sur les activités de l’USS Ashland au moment où il opérait au large de la Somalie au début de l’année 2007, assurant des opérations de sécurité maritime ayant pour but de capturer des terroristes d’Al-Qaida.
Durant cette période de nombreuses personnes ont été capturées par les forces Somaliennes, Kenyanes et Ethiopiennes lors d’opérations répétées au cours desquels avaient lieu de façon routinière des interrogatoires menés par des hommes qui appartiendrait au FBI et à la CIA. Au total, plus de 100 personnes ont « disparu » dans la région et ont été transférées vers des prisons situées au Kenya, en Somalie, en Éthiopie, à Djibouti et à Guantánamo Bay.
Reprieve estime que les prisonniers pourraient également avoir été détenus pour interrogatoire sur l’USS Ashland et d’autres navires croisant dans le golfe d’Aden au cours de cette période.
L’étude de Reprieve rapporte le cas d’un prisonnier libéré de Guantánamo Bay, qui décrit l’histoire de l’un de ses co-détenus emprisonné sur un navire d’assaut amphibie. « Un de mes co-détenus à Guantánamo était en mer sur un navire américain avec environ 50 autres avant d’arriver à Guantanamo ... il était dans la cage à côté de moi. Il m’a dit qu’il y avait environ 50 autres personnes à bord du navire. Ils ont tous été enfermés dans le fond du navire. Ce prisonnier m’a raconté que c’était quelque chose de semblable à ce que l’on voit à la télévision. Les personnes détenues à bord du navire ont été frappées encore plus durement qu’à Guantánamo. »
Clive Stafford Smith, directeur juridique de Reprieve, considère qu’« ils choisissent les navires pour tenter dans la mesure du possible de garder leurs méfaits à l’abri des regards indiscrets des médias et des avocats. Mais finalement, nous allons rendre leurs droits à ces prisonniers fantômes. »
« De son propre aveu, le gouvernement américain conserve actuellement en détention sans procès au moins 26 000 personnes dans des prisons secrètes, et nos informations nous indiquent que jusqu’à 80000 personnes sont passées dans ce « système » depuis 2001. Le gouvernement américain doit s’engager à respecter les droits fondamentaux et la dignité humaine en révélant immédiatement qui sont ces personnes, où sont elles et ce qui leur a été fait. »
Andrew Tyrie, le député conservateur qui préside le groupe parlementaire sur les détentions arbitraires [1], a demandé aux gouvernements Américains et Britanniques de se conformer aux règles concernant les détenus.
« Peu à peu, la vérité apparaît sur ces détentions arbitraires. Tout sera connu avec le temps. Les gouvernements feraient mieux d’être sincères aujourd’hui plutôt que plus tard. Une plus grande transparence autorisera une plus grande confiance dans le fait que lés entorses au droit et à la justice du Président Bush après le 11 Septembre, sont en train d’être corrigées. Cela peut aider à regagner la confiance des communautés musulmanes modérées, dont le soutien est crucial dans la lutte contre un dangereux extrémisme. »
Le porte-parole Libéral-Démocrate pour les affaires étrangères, Edward Davey, déclare « si l’administration Bush utilise des territoires Britanniques pour se livrer à des détentions illégales, cela équivaudrait à une énorme violation de la confiance accordée par le gouvernement Britannique. Les ministres doivent absolument exprimer clairement qu’ils ne soutiennent pas cette activité illégale, que ce soit directement ou indirectement. »
Un porte-parole de la marine US, le commandant Jeffrey Gordon, a déclaré au Guardian : « Il n’y a pas de centres de détention sur les navires de la Marine des États-Unis. » Toutefois, il a ajouté qu’il était de notoriété publique que certains individus ont été placés à bord des navires « durant quelques jours » au cours de ce qu’il décrit comme les premiers jours de détention. Il s’est refusé à tout commentaire sur les informations selon lesquelles des navires de l’US Navy stationnés à Diego Garcia ou à proximité ont été utilisés comme « navires prison ».
Le Foreign Office renvoie à la déclaration de David Miliband en Février dernier, qui a admis face aux parlementaires qu’en dépit et à contrario des assurances antérieures, des vols américains transférant des personnes en détention arbitraire avaient atterri par deux fois à Diego Garcia. Il avait alors indiqué avoir demandé à ses services d’établir la liste de tous les vols impliqués dans ce type de transport.
On soupçonne également que des « sites noirs », des centres de détentions illégaux et secrets de la CIA, auraient été utilisés en Thaïlande, en Afghanistan, en Pologne et en Roumanie.
En outre, de nombreux prisonniers ont été « transférés » aux alliés des États-Unis et auraient été torturés dans des prisons secrètes dans des pays comme la Syrie, la Jordanie, le Maroc et l’Egypte.
------------------------------
Publication originale The Guardian, traduction Contre Info
http://www.guardian.co.uk/world/2008/jun/02/usa.humanrights
Illustration : USS Baatan
------------------------------
[1] extraordinary rendition
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 03 Juin 2008 à 15:12
|
|
|
Bonjour Lorenbarre
Ceci est ta première commande.
Je souhaiterais que tu puisses trouver des articles concernant la crise financière et plus précisemment ceux qui relateraient la réunion de la Barclays Bank hier en UK.
Ce qui s'est passé pour le Libor explique vraisemblablement les raisons de la crise de confiance dans le monde financier et montre le besoin de régulation des Marchés.
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Lorenbarre le 03 Juin 2008 à 16:11
|
|
|
Bonjour Paca !
Dans un premier temps, voici un article pour te faire patienter, dans l'attente de textes plus précis à ce sujet.
----------------------------
Le mode de calcul des taux Libor n'est pas modifié, malgré les critiques
Les Echos du 02/06/2008
La réunion, vendredi, du comité de pilotage des taux Libor de la British Bankers'Association s'est soldée par la seule promesse d'une surveillance accrue. Sans plus de détail.

La montagne a accouché d'une souris. Très attendues, les premières conclusions de la révision annuelle des taux Libor par l'Association des banquiers britanniques (British Bankers Association, BBA) peuvent surprendre. Rien ne change. Le comité de pilotage des taux, qui s'est réuni vendredi, n'a pas modifié les panels des banques contributrices à la définition de ses taux interbancaires. Et en particulier, la liste des 16 banques du panel Libor en dollars.
En avril, pourtant, s'inquiétant des doutes de plus en plus forts sur la qualité de ces références du marché interbancaire, l'association avait menacé d'évincer certains de ses membres soupçonnés d'annoncer des taux inexacts au risque de provoquer une distorsion de marché. Elle avait alors affirmé son intention de « s'assurer que son taux Libor en dollars continue d'être transparent, objectif et exact ». Vendredi, elle a encore promis de « renforcer la surveillance du Libor », mais sans donner plus de détail.
Tous les matins, la BBA demande aux banques de lui indiquer combien il leur en coûterait d'emprunter auprès des autres sur différentes maturités et dans différentes devises, dont le dollar, la livre sterling, le yen ou encore l'euro. L'association calcule alors un taux moyen, le Libor (affiché à 11 heures). Ce taux déclaratif sert de référence à des taux accordés aux agents économiques, mais aussi aux produits dérivés.
SurveillanceEn pleine crise du « subprime », les professionnels se sont inquiétés de la véracité des chiffres annoncés, aucun établissement bancaire n'ayant intérêt à sortir du rang. Une différence entre le taux annoncé par une banque avec la moyenne des taux avancés par les autres pouvait en effet être interprétée comme le signal de problèmes de liquidités. La dispersion des déclarations des banques contributrices au panel s'était d'ailleurs resserrée, jusqu'à la menace verbale de l'association. Pour certains analystes, le taux Libor en dollars sous-estimait de 15 à 30 points de base les conditions réelles du marché interbancaire.
Devant la montée des critiques, la BBA avait décidé d'accélérer sa révision annuelle. Mais, de source interne, on ne s'attendait pas à trouver de gros problèmes structurels dans le processus de calcul du taux Libor, alors même que les intervenants, sur le marché, étaient demandeurs d'un changement de définition. Reste alors la promesse de « renforcer la surveillance ». Sur quels critères ? Avec quels moyens ? « Les détails seront publiés en temps voulu », s'est contentée d'indiquer l'association dans son communiqué.
Cette surveillance sera-t-elle suffisante pour restaurer la crédibilité du taux Libor ? C'est toute la question. En attendant, la tentation de lancer ou de voir des références alternatives au Libor pourrait se renforcer. Icap a promis un taux complémentaire au Libor en dollars qui répond à certaines des critiques faites au Libor. Basé sur les déclarations anonymes, contrairement au panel Libor, d'au moins 24 banques, ce taux serait calculé et affiché à 9 h 30, heure de New York.
C. FR.
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 03 Juin 2008 à 16:37
|
|
|
C'est génial...t'es super Lorenbarre.
Ou peut être devrais-je te renommer Géo Trouvetout.
Je vais compléter car ton article est très bien.
Vous avez la définition du Libor ci dessus qui est le taux interbancaire.
Les banques amenées à le définir en permanence (chaque jour) sont nominatives.
Pour ne pas éveiller de soupçons sur leur problèmes internes de liquidités, les banques de ce groupe ont pris l'habitude, lors de la crise financière de minimiser les taux auxquelles elles avaient accès auprès des autres banques.
Or ce libor sert à bien des investisseurs et notamment pour les obligations. Il existe d'ailleurs une mesure du spread (différence) entre le Libor et certaines obligations. En tout temps ce spread varie peu et est très faible. Car tout changement dans le Libor est répercuté sur les obligations.
Pendant la crise on a vu ce spread augmenter subitement et fortement suites aux pratiques des banques du Libor. Ainsi les observateurs ont immédiatement réagi en se disant que le Libor entrainait une distorsion des Marchés du fait qu'il semblait être complètement à l'ouest.
Pire que cela, les banques ont commencé à ne plus se faire confiance du fait que chacune soupçonnait l'autre de mentir sur ses propres chiffres.
Ce manque de confiance a entrainé le crédit squeeze et l'intervention des autorités pour injecter des fonds dans un Marché au bord de l'asphyxie.
Voila pour les causes.
On comprend mieux pourquoi la réunion de la Barclays hier est décevante. De plus elle relance la problématique de l'opacité des banques et de la confiance que l'on peut attendre.
Cette news hier a contribué avec les problèmes de Bradford & Bingley à mettre le feu au secteur bancaire de toute la planète.
Merci encore Lorenbarre
Editer par Paca sur 03 Juin 2008 à 17:14
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Lorenbarre le 03 Juin 2008 à 16:57
|
|
|
C'est un réel plaisir de se sentir utile, surtout lorsque des personnes comme toi nous le rendent bien ici. C'est un juste retour des choses
Pour essayer de pousser plus loin mes recherches et pour ton plus grand bonheur j'espère, voici un article datant du 16/04/2008 qui pourrait attirer ton attention.
On réalise que ce sont les déclarations des banques elle mêmes sur le taux auquel elles empruntent, qui servent au calcul du LIBOR... sans aucune autre vérification ..
Le reste coule amha de source .. ces gens là ne s'étant pas fait spécialement remarqués pour l'honneteté de leurs déclarations, ces derniers temps...
------------------------------
Crise financière : suspicions sur le Libor
La fiabilité du Libor, l’ensemble des indicateurs mesurant les taux des emprunts sur le marché inter-bancaire, est remise en cause. Les banques pourraient sciemment déclarer des taux inférieurs de 0,3% par rapport à la réalité afin de se protéger. Depuis le début de la crise, tous les efforts des banquiers centraux ont visé à faire redescendre - sans grand succès - le Libor qui reste anormalement élevé par rapport aux taux directeurs. Si ce thermomètre a été manipulé, la crise est encore plus grave que ce que l’on estimait.

Carrick Mollenkamp, Wall Street Journal, 16 avril 2008 (extraits)
Les banquiers et les opérateurs des marchés craignent que le Libor, le London Inter Bank Offered Rate, qui mesure le taux des prêts interbancaires ne soit en train de perdre sa fiabilité.
Certaines banques ne veulent pas faire état des taux élevés qu’elles doivent payer pour obtenir des prêts à court terme afin de ne pas donner d’indications au marché au moment où elles recherchent désespérément des fonds. La fiabilité du Libor dépend de la véracité des déclarations effectuées par les banques sur les taux où elles empruntent.
Aucune preuve tangible ne permet d’affirmer que les banques ont fourni de fausses informations sur ces taux d’emprunt, et il reste possible que ce soit la baisse des volumes de prêts qui rende les chiffres du Libor moins fiables. Mais des banquiers, tout comme d’autres participants de ce marché ont fait état de leurs préoccupations auprès de la l’Association des Banques Britanniques.
Des interrogations avaient déjà été formulées au sujet du Libor dès le mois de novembre. Dans un rapport récent, deux économistes de la Banque des Règlements Internationaux, qui est l’équivalent de la banque centrale pour les banquiers centraux, avaient également exprimé la crainte que les banques puissent effectuer des déclarations inexactes sur les taux des prêts qui leur sont accordés.
Dans une étude récente sur les problèmes potentiels soulevés par le Libor, Scott Peng, un analyste spécialisé dans le domaine des taux chez Citigroup, avait écrit que « les effets à long terme sur les plans psychologiques et économiques que cela pourrait avoir sur le marché financier sont incalculables. » M. Peng estime que si les banques fournissaient des données exactes sur leurs coûts d’emprunt, le Libor à trois mois serait plus élevé de près de 0,3%.
Le Libor a acquis un statut tellement incontournable sur les marchés du crédit que beaucoup de gens lui font confiance implicitement. Les préoccupations quant à sa fiabilité sont « effectivement effrayantes si l’on y pense », s’alarme Chris Freemott, un banquier de l’ Illinois qui détermine grâce au Libor combien son entreprise devra régler d’intérêt pour une ligne de crédit qu’elle a ouverte dans un autre établissement.

Ecart entre les taux Libor et l’OIS, indice basé sur le taux directeur de la Fed
Les taux composants le Libor reflètent 15 durées de prêt différentes - du jour le jour jusqu’à un an - et ceci dans 10 devises, y compris la livre sterling, le dollar, l’euro et la couronne suédoise. Ils servent de base pour déterminer les paiements dus sur des milliers de milliards de dollars de prêts accordés aux entreprises, de prêts hypothécaires et de prêts étudiants. Les taux du Libor sont également utilisés pour définir le coût de plus de 500 milliards de dollars de « produits dérivés » tels que les contrats de swaps de taux d’intérêt, que des entreprises du monde entier, y compris les agences américaines Fannie Mae et Freddie Mac, mettent en œuvre afin de se protéger contre les variations soudaines entre les taux d’intérêt à long et à court terme.
Les craintes éprouvées par de nombreuses banques les ont conduit à refuser d’accorder des prêts à d’autres établissements sur une durée excédant plus d’une semaine. Les courtiers estiment que les taux dont elles font état pour les prêts à trois mois ou plus sont souvent estimatifs, dans la mesure qu’il y a peu ou pas de prêt accordés sur cette durée.
Signe révélateur de l’inquiétude croissante suscitée par Libor, selon plusieurs traders, les banques envisagent d’utiliser d’autres références pour calculer les taux d’intérêt. Parmi les candidats se trouvent les taux directeurs fixés par les banques centrales et les taux des repos, ces contrats de prises en pension à l’occasion desquels les emprunteurs fournissent des titres en gage d’un prêt à court terme octroyé par une banque.
Dans leur rapport publié en mars par la Banque des Règlements Internationaux, les économistes Jacob Gyntelberg et Philip Wooldridge s’inquiètent que les banques puissent communiquer des informations incorrectes sur les taux pratiqués. Ce rapport indique que les banques pourraient avoir un intérêt à fournir de fausses informations afin de tirer profit des transactions sur les produits dérivés. Selon cette étude, bien que les mécanismes de collecte des informations utilisés tendent à écarter les données extrêmes et devraient donc limiter les distorsions, le Libor peut encore « faire l’objet de manipulations si les banques qui contribuent à son établissement sont en collusion ou si un nombre suffisant d’entres elles modifient leur comportement. »
Lire aussi :
Bloomberg : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=arsh8KfT E9yM&refer=home
The British Bankers’ Association said it will ban any member deliberately misquoting lending rates at daily money-market operations amid concern that some contributors are providing misleading quotes.
------------------------------
Publication originale Wall Street journal via Yves Smith, traduction Contre Info http://www.nakedcapitalism.com/2008/04/stressed-banks-underr eporting-libor.html
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Lorenbarre le 03 Juin 2008 à 17:12
|
|
|
Pour compléter ma recherche Paca, voici des liens "spécials Libor" en ton honneur
Fais-toi plaisir Paca car je pense qu'il y a matière là
-----------------------------
L’affaire du LIBOR
http://www.pauljorion.com/blog/?p=510
*******
To hide desperation for cash, banks may be falsifying interest rate reports
http://www.gata.org/node/6239
*******
The Inside Scoop On Libor
http://www.financialsense.com/fsu/editorials/kirby/2008/0417 .html
*******
LIBOR Sends Another Warning Signal to the Global Financial Markets
http://www.marketoracle.co.uk/Article4384.html
*******
Libor Set for Overhaul as Credibility Is Doubted
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=az3eSerj PuDA&refer=home
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 03 Juin 2008 à 17:23
|
|
|
Merci Lorenbarre,
C'était juste pour que tout un chacun puisse comprendre un sujet pour le moins complexe mais dont les répercussions sont nombreuses.
La moralité est qu'il n'y en a pas dans le monde de la finance.
Ainsi cela vient appuyer les thèses de ceux qui militent pour un encadrement des marchés par des autorités qui contrôlent et protègent des excès.
Ce problème n'est pas unique.
Ainsi, une bulle spéculative accompagne la montée légitime et normale des cours du pétrole (demande des pays émergents).
Or cette bulle contribue à pousser les US (et certainement bien d'autres pays) vers la récession.
De nombreuses enquêtes sont en cours pour savoir si les Marchés sont manipulés. Par exemple par les approvisionneurs qui stockent les produits pétroliers importés et contribuent donc (en fonction de leur rétention délibérée) à la montée du pétrole. Sans compter les hedge funds qui ont investi ce Marché. On peut se demander quelle est la légitimité de ce type d'investissement pour ces fonds.
Editer par Paca sur 03 Juin 2008 à 17:24
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Lorenbarre le 03 Juin 2008 à 19:47
|
|
|
Avec plaisir Paca.
J'avais bien saisie l'objet de ta demande et c'est la raison pour laquelle j'ai tenue à être le plus complet possible à ce sujet. J'espère l'avoir été du moins
Bonne soirée et merci encore pour tes précieuses analyses
-----------------------------
JOURNEE NOIRE POUR LES BANQUES
http://www.fiorentino.fr/ledito-du-jour-4/
*******
Rouler au diesel n'est plus rentable
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/06/02/rouler- au-diesel-n-est-plus-rentable_1052667_3238.html#ens_id=10457 12
*******
Après Vladimir Poutine, Vladimir Poutine, par Daniel Vernet
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/03/apres-vlad imir-poutine-vladimir-poutine-par-daniel-vernet_1053032_3232 .html
*******
Bernanke s'inquiète de la baisse du dollar et de ses effets inflationnistes
http://www.lecho.be/actualité/economie-finances/Bernanke_s'i nquiete_de_la_baisse_du_dollar_et_de_ses_effets_inflationnis tes.7505488-602.art
*******
Lehman Brothers envisage de lever plusieurs milliards
http://www.lecho.be/actualité/entreprises_finance/Lehman_Bro thers_envisage_de_lever_plusieurs_milliards.7505404-584.art
*******
La production mondiale de pétrole va plafonner avant 2020
http://www.lecho.be/actualité/economie-finances/La_productio n_mondiale_de_petrole_va_plafonner_avant_2020_.7489637-602.a rt
|
|
Haut de la page |
| |
|
|