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Sujet Sujet: Zapping presse de Mai 2008 RépondreNouveau sujet
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 01:28 Citer Lorenbarre

Bonjour à toutes et à tous,

Je trouve AaZ très intéressant. Depuis que je l'ai découvert hier, j'en suis devenu fan après avoir lu les files d'Abena, Sabine, Jarode, Marcd et son chef de file Marc Defosse (et j'en oublie encore).

Comme le disait Paca "nous ne sommes que des traders passionnés qui ont choisi de faire partager leur passion au plus grand nombre". C'est exactement ce que j'ai ressenti en vous lisant tous ici, avec cette courtoisie et cette bonne humeur qui n'a pas d'égal sur d'autres sites boursiers, parfois brouillons d'ailleurs et dont la courtoisie laisse parfois à désirer.

Effectivement Paca ; on ressent de suite sur AaZ une ambiance comme tu dis. Une ambiance que je trouve saine et sereine.

C'est pour cette raison que je vous propose, en retour des merveilleuses files que vous nous faîtes partager, un point presse mensuel des articles les plus pertinents que je trouverai au détour de mes lectures, et qui peut être bien évidemment alimenté par d'autres passionnés ici.

Je précise que la diffusion des articles que je ferai ne sera pas dans le seul but d’orienter le lecteur, mais plutôt de placer ici une sorte de zapping des sources macroéconomiques de la toile. Si en revanche cette file ne répondrait pas à la philosophie de AaZ, il suffira que me l'on me tienne informé et j'arrêterai aussitôt cette initiative.

Bonne lecture et merci à vous tous pour cette ambiance.
Pour débuter ce mois de mai, je vous propose cet article que j'ai trouvé intéressant.

Fin de l'ordre financier international   
LES ECHOS DU 30/04/08


JEAN-PAUL BAILLY - PRÉSIDENT DE LA POSTE - OLIVIER GARNIER - LE DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE LA FILIALE DE GESTION D'ACTIFS DE LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

Interview

Pour Olivier Garnier, directeur général adjoint de la filiale de gestion d'actifs de la Société Générale*, la crise financière de ces derniers mois annonce la fin du partage des tâches, dans l'économie mondiale, entre le "consommateur-emprunteur américain" et le "producteur-créancier asiatique". La crise va également accélérer le rattrapage des pays émergents.    

Aujourd'hui que la crise financière, déclenchée par l'immobilier américain "subprime", semble se calmer, peut-on commencer à voir ce qu'elle va durablement changer dans la finance ?


Nous sommes à la fin de ce qu'on a appelé, à partir de 2003-2004, " Bretton Woods 2 ", en référence au grand accord financier international signé à Bretton Woods en 1944. Dans ce système, le partage des tâches se faisait, grossièrement, de la façon suivante : les pays émergents, la Chine en tête, produisaient les biens et exportaient leur épargne vers les pays riches, tandis que les Américains consommaient ces biens et fournissaient les instruments financiers pour ces liquidités. Ce système a été stable, en tout cas temporairement. En effet, l'entrée dans l'économie mondiale des pays émergents entraînait un excès de liquidités et d'épargne, lequel est d'ailleurs la cause première de la crise, le " subprime " américain en étant le catalyseur. Mais en même temps, elle produisait de la désinflation, les coûts de production y étant bien inférieurs. Cet équilibre est aujourd'hui rompu. Paradoxalement, ce ne sont pas les déséquilibres externes, en particulier le déficit extérieur américain, qui sont apparus intenables mais les déséquilibres internes. D'un côté, la surabondance de liquidité a alimenté les excès que l'on sait sur les marchés du logement et du crédit. Et de l'autre côté, les pays émergents ne peuvent plus si facilement laisser leur devise arrimée au dollar afin de protéger leurs exportations vers les Etats-Unis, car cela les oblige à calquer leur politique monétaire sur celle de la Réserve fédérale, alors qu'ils sont en surchauffe inflationniste.


Quel système se met en place aujourd'hui ?

Alors que dans " Bretton Woods 2 ", l'Asie et les pays du Golfe achetaient de la dette américaine, ils vont désormais acheter des actions pour se diversifier. On peut se dire que ça tombe bien : les banques occidentales ont aujourd'hui besoin d'être recapitalisées et, à plus long terme, les fonds de pension des pays anglo-saxons doivent réduire leur exposition aux actions avec le départ en retraite des " papy-boomers ". Cependant, en achetant des actions, ces investisseurs des pays émergents deviennent copropriétaires, et non plus seulement créanciers, des entreprises en question. Cela risque de poser des problèmes politiques, aux Etats-Unis et ailleurs, même si cela a du sens économiquement.

Autre grande évolution possible, les pays émergents vont investir plus les uns chez les autres car ils ont des exigences de rendement élevé. Ainsi, le Moyen-Orient montre beaucoup d'appétit pour l'Asie, où il investit notamment dans l'immobilier et le private equity. De même, l'Afrique, qui était délaissée, suscite un intérêt grandissant chez les asiatiques et au Moyen-Orient. C'est ainsi que va se résoudre le paradoxe de " Bretton Woods 2 " qui faisait que les pays émergents plaçaient leur épargne chez les pays développés..

Ce nouvel ordre économique renforce en revanche les contraintes de financement des pays débiteurs, comme les Etats-Unis. Heureusement, en même temps, le déficit extérieur américain a commencé à diminuer grâce à la baisse du dollar, qui relance les exportations, au resserrement du crédit pour les ménages et les entreprises, à l'accroissement de l'épargne et à la baisse de la demande intérieure. Bien sûr, tout cela aura un coût en termes de croissance et d'emplois aux Etats-Unis, mais du point de vue des équlibres financiers, cet ajustement est une bonne chose, s'il se passe sans heurts.


Les pays émergents vont donc encore accroître leur poids sur la scène internationale ?

Oui, ils accélèrent leur rattrapage en ce moment. Mais les pays émergents ne vont pas être insensibles à cette crise. Les investisseurs, notamment internationaux, ont moins d'appétit pour les placements risqués et la croissance mondiale va décélérer. En outre, ces pays sont confrontés à des problèmes d'inflation.

Enfin, il faut se méfier des prévisions qui annoncent la toute prochaine hégémonie des pays émergents. Après la crise des caisses d'épargne américaines au début des années 1990, j'étais à la Fed, aux Etats-Unis, et on n'entendait parler que de l'émergence de l'Allemagne et du Japon aux dépens d'une Amérique soi-disant sur le déclin, bien qu'ayant gagné la guerre froide. Des japonais avaient racheté le Rockefeller Plaza, à New York, et une équipe américaine de base-ball ! En Allemagne, il y avait le boom de la réunification... On a vu ce qu'il est advenu de toutes ces prédictions quelques années plus tard...


Quelle sera la place de l'Europe ?

Au sein de " Bretton Woods 2 ", l'Europe était dans une position inconfortable parce que dans cette division du travail, on ne savait pas ce qu'était son positionnement, coincée entre le consommateur-emprunteur américain et le producteur-créancier asiatique... Aujourd'hui, cela nous protège un peu car nous avons moins d'excès à purger. Globalement, l'économie de la zone euro n'a pas de déséquilibre externe. Et, sur le plan interne, l'envolée des prix immobiliers a moins été associée à des excès côté crédit. Cela ne veut pas dire que nous ne serons pas touchés par cette crise. Nous subirons la hausse des prix des matières premières, l'appréciation de l'euro, une augmentation des coûts de financement et le ralentissement de la croissance mondiale.


Les banques vont-elles s'assagir ?

Le système dans lequel nous évoluions ces dernières années était atypique en ce qu'il générait énormément de crédit, avec très peu de capital dans les bilans des institutions financières au sens large. Nous assistons à une normalisation : le prix du risque redevient plus normal. Les rentabilités du capital des établissements financiers n'étaient pas tenables à long terme. La part des profits des banques dans le total des bénéfices du secteur privé avait beaucoup augmenté. Cela ne pouvait pas continuer indéfiniment, la sphère financière ne pouvant pas tout absorber !


La crise est-elle derrière nous ?

Nous avons probablement passé le point le plus critique de la crise financière elle-même, d'autant qu'on a appris ces derniers mois à mettre en place des secours d'urgence. Mais il s'agit d'une crise majeure, qui va prendre encore beaucoup de temps à se résoudre. Les banques doivent reconstituer leur capital. En outre, du point de vue de l'économie réelle, nous n'en sommes qu'au début. Du coup, on pourrait voir les marchés commencer à se reprendre - de façon fragile - alors même que la phase de ralentissement débuterait seulement. Le risque est d'ailleurs que la crise financière et le ralentissement de l'activité rétroagissent l'un sur l'autre, et se prolongent mutuellement. Si l'on devait trouver une analogie sous forme de courbe pour caractériser le profil de la conjoncture, nous nous attendons à un " U ", plutôt qu'à un " V ". Cela avait aussi été le cas après la crise des Caisses d'épargne américaines au début des années 1990.


Vous semblez voir beaucoup de parallèles entre la crise actuelle et celle des Caisses d'épargne américaines des années 1990 ?

Il y en a beaucoup. Les récessions traditionnelles venaient d'une surchauffe aboutissant à des pressions inflationnistes. La Fed était alors obligée de surréagir en relevant ses taux, ce qui conduisait à un ralentissement brutal. La récession des années 1990 a été la première pour laquelle la Fed a, comme c'est le cas aujourd'hui, commencé à baisser ses taux bien avant le début de la récession. De même, les récessions américaines venaient généralement d'un surinvestissement des entreprises. Cela a été le cas lors de la bulle Internet. Celle de 1990 fut la première qui a affecté en premier la consommation des ménages, laquelle a baissé en valeur absolue. Cela pourrait aussi être le cas aujourd'hui. Et, comme dans les années 1990, le secteur financier a aujourd'hui beaucoup de mauvaises dettes à purger. Au final, nous risquons, comme au début des années 1990, de rentrer dans une longue période de pessismisme économique : même lorsque la récession sera terminée, un sentiment négatif pourrait perdurer lié à la lenteur de la reprise.

Quelle stratégie d'investissement adopter, dans ces conditions ?
Du côté du crédit, il existe aujourd'hui certains titres à des prix bradés car il n'y a quasiment plus de marché. Mais ces produits ne s'adressent qu'à des investisseurs très spécialisés et avertis. A notre avis, les actions sont maintenant dans des zones de prix raisonnables si l'on se place dans une perspective à long terme plutôt qu'à six mois. Les obligations d'Etat nous semblent plutôt chères à cause du risque accru de remontée de l'inflation à long terme. Enfin, les matières premières sont un bon investissement de long terme, même si elles risquent de subir des corrections à court terme et s'il faut être plus sélectif entre les différents types de matières premières.


Propos recueillis par Nicolas Madelaine


(* Société Générale Asset Management)
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Envoyé par marcd le 02 Mai 2008 à 01:32 Citer marcd

Super Lorrenbarre.

Merci de tes compliments qui me vont droit au coeur et surement aux autres membres que tu as mentionne et qui font de ce site une realite. J'aime beaucoup ton idee de zapping. Car effectivement avec le flots d'informations on ne peut pas tout suivre. Longue vie a tes posts.



Editer par marcd sur 02 Mai 2008 à 01:33


__________________
Marc Defosse
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 01:33 Citer Lorenbarre


L'économie américaine ravagée par la guerre

par JOSEPH E. STIGLITZ

LES ECHOS DU 28/04/08


Pour certains, les élections américaines tourneront autour de deux questions, la guerre en Irak et l'économie. Mais une seule question se pose : la guerre, qui a aggravé les problèmes économiques de l'Amérique. Et quand la plus grande économie mondiale va mal, le monde entier souffre.

Autrefois, on pensait que les guerres profitaient à l'économie. La Seconde Guerre mondiale aurait aidé l'économie mondiale à sortir de la dépression. Mais, depuis Keynes, on sait stimuler l'économie tout en améliorant la productivité à long terme et les niveaux de vie.

Cette guerre en Irak n'a pas profité à l'économie pour trois raisons. D'abord, elle a contribué à la hausse des prix du pétrole. Lorsque les Etats-Unis sont entrés en guerre, le baril coûtait moins de 25 dollars. Le conflit a changé la donne.

Ensuite, les sommes consacrées à la guerre ne stimulent pas l'économie autant que celles dépensées pour les routes, les hôpitaux ou les écoles. Elles ne contribuent pas plus à la croissance durable. Il est difficile d'imaginer que les dollars puissent rapporter moins lorsqu'ils sont versés à un entrepreneur népalais travaillant en Irak.

Bien que le gouvernement Bush se soit efforcé de cacher le véritable coût de la guerre par une comptabilité incomplète et trompeuse, les failles ont été dissimulées par le flot de liquidités de la Réserve fédérale et par une réglementation financière laxiste. Les contrôleurs ont été si permissifs qu'une grande banque a fait la promotion de ses prêts avec le slogan « qualifié dès la naissance » (« qualified at birth »), une indication claire qu'il n'y avait plus de normes de crédit. D'une certaine manière, cette stratégie a porté ses fruits. Une bulle immobilière a alimenté un boom de la consommation. Le gouvernement Bush espérait payer après novembre 2008. Mais la situation a commencé à se dénouer en août 2007.

Le gouvernement a réagi par des stimuli trop faibles, tardifs et mal conçus. Pour comprendre à quel point ces mesures sont insuffisantes, il suffit de les comparer aux plus de 1.500 milliards de dollars empruntés ces dernières années sur la valeur des logements déjà acquis, dont la majeure partie a été dépensée dans les produits de consommation. Fondé sur la croyance en une croissance perpétuelle des prix de l'immobilier, ce jeu est désormais terminé.

Avec la chute des prix de l'immobilier et l'incertitude des banques quant à leur position financière, les prêteurs vont cesser de prêter et les ménages d'emprunter. Si les liquidités injectées par la Fed ont empêché un krach boursier, elles ne sauveront pas la consommation ou l'investissement. Elles iront en grande partie à l'étranger. La Chine s'inquiète ainsi de l'effet de mesures de la Fed sur son inflation.

Enfin, cette guerre est économiquement mauvaise pour une troisième raison. Non seulement l'Amérique a déjà dépensé des sommes considérables - 12 milliards par mois jusqu'à présent -, mais une grande partie de la facture reste à venir - par exemple, les indemnisations et soins de santé destinés aux 40 % de soldats qui reviennent blessés.

En outre, la guerre en Irak a été financée différemment de toutes les autres guerres de l'histoire américaine. Normalement, un pays en guerre demande des sacrifices à sa population. Il relève les impôts. Un débat s'instaure sur ce qui doit être financé par de la dette à laisser aux générations futures. Cette fois-ci, ce débat n'a pas eu lieu. Encore plus remarquable : le président Bush a même demandé, et obtenu, une réduction d'impôt inconsidérée pour les riches. Chaque dollar dépensé dans la guerre a été emprunté. L'Amérique a dû se tourner vers des financements étrangers, car les ménages américains n'ont rien épargné. Il est difficile de croire les chiffres. La dette nationale a augmenté de 50 % en huit ans. Près de 1.000 milliards de dollars de cette augmentation sont dus à la guerre, et ce montant devrait plus que doubler d'ici dix ans.

Qui aurait cru qu'un gouvernement pourrait faire autant de dégâts si rapidement ? L'Amérique et le monde devront en payer les réparations durant les décennies à venir.

JOSEPH E. STIGLITZ, prix Nobel d'économie 2001, est professeur à l'université Columbia (New York).


Cet article est publiéen collaborationavec « Project Syndicate ».
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 01:41 Citer Lorenbarre

WouaW Marcd ! Tu seras donc mon premier succès !

C'est vous qu'il faut remercier car c'est vous qui m'avez redonnez le goût des posts et du partage. Je dis "re", car j'ai été vite déçu sur d'autres forums boursiers de renom et de la première place.

Merci pour ces encouragements marcd qui me touchent. Le but de cette file est de justement sélectionner les articles "croustillants" de la toile dans le principe du Zapping que tout le monde connaît.

Au plaisir de te lire marcd, car je toi te retourner le compliment qui m'a motivé ici. Continue comme ça, ça me plaît beaucoup.

Au plaisir de te lire
Cordialement
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 01:52 Citer Lorenbarre

Panorama simple et claire de la situation macroéconomique

Une crise protéiforme

LEMONDE.FR du 28.04.08

http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3234,32-1039234, 0.html
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 01:54 Citer Lorenbarre

Oups ! ça na pas marché...

http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3234,32-1039234, 0.html
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 01:59 Citer Lorenbarre


Ya forcément des couacs au début... désolé...

http://www.24hgold.com/article.aspx?langue=fr&articleid=2490 79_Une_crise_proteiforme_crise
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 02:04 Citer Lorenbarre

Cette fois, c'est la bonne... Méa culpa

http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0,32-1039234,0.html
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Envoyé par Lorenbarre le 02 Mai 2008 à 08:56 Citer Lorenbarre

Les fonds souverains pèsent 3.500 milliards de dollars
LES ECHOS DU 30/04/08

« Armés de tels montants de liquidités, qu'ils n'ont pas à rembourser, les fonds souverains sont les nouveaux maîtres de cérémonie de la finance », estime un expert de Global Insight.
La formidable croissance des fonds souverains ne se dément pas. Alors que l'Arabie saoudite se prépare à entrer dans le secteur en envisageant un fonds dotés d'un capital initial de 5,3 milliards de dollars, le rapport trimestriel du cabinet d'analyse Global Insight publié lundi évalue à 3.500 milliards de dollars en 2007 leur taille globale. Sur les trois dernières années, leurs réserves ont progressé en moyenne de 24 %. A ce rythme, indique le cabinet américain, la puissance financière de ces fonds d'investissement dépassera le produit intérieur brut des Etats-Unis en 2015, et celui de l'Union européenne d'ici à 2016. « Armés de tels montants de liquidités, qu'ils n'ont pas à rembourser, les fonds souverains sont les nouveaux maîtres de cérémonie de la finance, où ils prennent la place des «hedge funds» et autre fonds d'investissements, et outrepassent les banques centrales dans leur rôle de prêteurs internationaux de dernier ressort », a estimé Jan Randolph, responsable du risque souverain à Global Insight. Selon ce rapport, les fonds souverains ont injecté 80 milliards de dollars dans le secteur bancaire aux Etats-Unis en 2007. Les tensions inflationnistes qui se sont intensifiées dans la plupart des pays dotés de fonds souverains motivent l'investissement à l'étranger plutôt que sur le sol national.

Secteur minier et énergie
A l'échelle mondiale, 93 % des investissements ont été dirigés vers le secteur financier occidental. Mais les fonds s'intéressent de plus en plus au secteur minier et à l'énergie, relève le rapport. Rien qu'en janvier 2008, le montant total des acquisitions réalisées par des fonds souverains s'est élevé à 20,6 milliards de dollars, soit près du tiers des opérations de fusions-acquisitions faites par de tels fonds sur l'ensemble de l'année 2007.

La Chine, forte de ses réserves de change de quelque 1.700 milliards de dollars, reste le pays le plus puissant, son fonds souverain étant doté d'environ 1.200 milliards de dollars. Suivent la Russie, le Koweït, Taiwan et le Brésil (voir graphique). Néanmoins, au cours des cinq dernières années, les pays ayant enregistré la plus forte croissance de leur fonds sont le Nigeria (+ 291 %), Oman (+ 256 %), le Kazakhstan (+ 162 %), l'Angola (+ 84 %), la Russie (+ 74 %) et le Brésil (+ 65 %).

R. H.
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Envoyé par Abena le 02 Mai 2008 à 10:35 Citer Abena

Bonjour Lorenbarre,

Je te félicite pour cette excellente initiative ! ça fait vraiment plaisir.

Merci et bons trades

__________________
Abena
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