|
| Envoyé par Paca le 20 Septembre 2008 à 15:58
|
|
|
Point de la situation
Il y a quelques mois, je vous disais que les établissements financiers allaient tomber comme des mouches.
Et cela de façon naturelle du fait des crises mais aussi aidés par les prédateurs prêts à vous faire chuter afin de se repaitre de vos restes à moindre couts.
Ainsi, de grands établissements ont profité de l'ambiance largement négative pour shorter massivement les établissements en difficultés (par le biais des Hedge funds).
La SEC, gendarme des Marchés US ouvre des investigations pour trouver les coupables. Les shorts sont à nouveau interdits.
ET
Barclays reprend une partie de Lehman (avec 10000 employés quand même sur un peu plus de 20000 ; ainsi que l'immeuble Lehman de New York estimé à lui seul à 1 milliard USD) le tout pour 1,75 milliards USD.
C'est l'affaire du siècle.
Espérons que Barclays ne fasse pas partie des instigateurs de la chute de Lehman.
Rapppelez vous ce que je disais il y a quelques mois : GW Bush voulait que chaque américain puisse posséder son propre logement.
Résultats : multiplication des acteurs financiers préteurs avec pour corrolaire concurence exacerbée et recul de la prise en compte des risques inhérents.
Si les entreprises peuvent être considérées comme fautives au vu de l'augmentation inconsidérée des risques pris, L'Etat régulateur est également à blamer quant à son attitude laxiste du laisser faire.
Ainsi Alan Greenspan est un des artisans de la crise actuelle.
Dans les entreprises, c'est un peu plus compliqué. Imaginez vous dans la peau d'un de ces décideurs :
Vous savez que votre rémunération et même la continuation de votre carrière dépend de vos performances.
Tous vos petits copains des autres banques affichent des performances toujours plus éblouissantes.
Comment lutter en conservant une attitude conservatrice basée sur les fondamentaux de cette activité.
Alors, vous finissez par faire comme tout le monde et contribuez à monter une mayonnaise de plus en plus globalement explosive. Une grosse bubulle quoi.
La bulle est un type de bombe difficile à controler. Tout va bien jusqu'au jour de l'accident.
Il est clair que tout le monde savait qu'une bulle se formait et que la situation s'empirait.
Mais alors, qu'on fait les dirigeants de ces grosses boites ?
RIEN
Il est là le problème. On peut très bien vivre dans un risque élevé (c'est d'ailleurs souvent ce qui permet une très bonne performance) lorsque l'on assure ses arrières en cas de grain de sable dans l'engrenage.
En l'occurence, les établissements financiers qui n'étaient présents que sur les métiers d'investissement devaient imaginer la tenue de leur business model en cas de crise de liquidité.
C'est peut être pas évident à imaginer lorsque la situation contextuelle est celle d'un trop plein de liquidité sur les Marchés.
Cependant gérer c'est prévoir.
Passons sur cette première incompétence.
Lorsque la crise des subprimes à commencé, tout le monde a bien vu que cette crise allait perdurer tant que l'immo baisserait.
Georges Soros, un de mes gurus préféré l'avait exprimé clairement et je m'en étais fait l'écho dans cette file.
Pourquoi, les établissements financiers uniquement présents sur l'investissement sont restés assis sur leur grandeur passée.
A mon avis c'est un gros problème d'égo de leurs dirigeants. Nous sommes trop institutionnels pour pouvoir sombrer. Le Marché c'est nous.
Même aujourd'hui, Morgan Stanley continue à dire qu'il préfererait rester indépendant.
Ok; son business model resiste et bien qu'il gagne moins d'argent il continue à être positif. Cependant sa situation s'est déjà dégradée...et continuera dans le futur.
En fait en regardant, dans ceux qui s'en sont le mieux sorti pour l'instant on note surtout des banques intégrées (présentes dans de multiples activités dont obligatoirement le dépot).
En effet, les dépots constituent une alternative évitant le refinancement externe (si tant est que vos clients continuent à vous faire confiance).
Revenons maintenant sur ce qui se passe (ou s'est passé).
La Fed est intevenue pour Bear Stern. Première alerte L'intervention s'est faite pour éviter les risques d'effondrement du marché financier.
Si Bear Stern avait tenu autant que Lehman, il n'est pas évident que la Fed serait intervenue. Mais bon, c'était le premier cas.
La Fed est intervenue pour Fannie Mae et Freddie Mac. Normal. Ces 2 sociétés étaient celles qui devaient enrayer la chute de l'immo et faire repartir l'économie. Avant la nationalisation, ses 2 boites ont tout fait sauf ce que demandait la Fed. Il n'est donc pas étonnant que les dirigeants aient été limogés à la nationalisation.
Parenthèse :
Avec la nationalisation, on attend une baisse réelle des taux pour les biens immo. De plus il est envisagé de ne plus recourir aux saisies en cas d'incapacité de remboursement.
Conséquences futures prévisibles : assainissement progressif des stocks d'invendus et reprise du Marché Immo. Mais bon, c'est quand même pas pour tout de suite.
Fin parenthèse
Pour AIG, c'est encore le risque d'effondrement total qui a prévalu. De plus AIG premier assureur mondial paye quand même la retraite de nombreuses personnes agées aux US. Une Faillite aurait entrainé une mini révolution sociale aux US.
Lehman pouvait mourir tranquilement. Tout d'abord car ne présentant pas de risque systémique, mais aussi pour montrer que les autorités n'allaient pas sauver tout le monde et que les erreurs devaient se payer.
Pour Lehman, rappelez vous le manque de flexibilité dans les pourparlers avec l'Asie sur des niveaux de prix de reprise d'une partie des activités.
C'est le dirigeant qui est responsable de la chute et les actionnaires pour avoir laisser faire.
Les autorités s'en sortent bien, rétablissant une certaine moralité de façade dans un monde qui en est totalement dépourvu.
Dernière décision des autorités : reprendre toutes les créances douteuses des établissements en péril. On parle déjà d'une enveloppe acceptée de 800 milliards USD.
C'est comme ce qui avait été fait après les grandes recessions connues.
Mais l'ETAT devient actionnaire des boites qu'il va aider.
En attendant, le bilan de l'Etat devient lourd. Cela aura des répercussions négatives sur le Dollar et vraisemblablement sur la notation même des dettes de l'Etat américain.
Réactions actuelles :
Plutot euphoriques.
Le système financier semble sauvé. Même si les résultats seront encore décevants. Le métier futur des banques reste encore à être ré inventé.
Ce qui est certain c'est que les taux de croissance observés ces dernières années sont loin de pouvoir à nouveau être égalés.
Le pétrole remonte car, dit on, l'économie est reboosté par cette décision. Je suis plutot pas d'accord avec cela. Les pays de l'OPEC ne veulent pas d'un pétrole à moins de 100$. Et on était tombé largement au dessous ces derniers temps.
Le Dollar a rebaissé du fait, officiellement de la remontée du pétrole. C'est aussi du fait de cette décision et de la spéculation d'une baisse des taux de la Fed...qui n'interviendra pas car le taux réel (tenant compte de l'inflation) est déjà négatif et n'engendre pas un boost de l'économie.
Le Dollar montera si l'Europe va plus mal (ce qui est le scénario que je prévilégie) et cela même si les dépenses de l'Etat US ont une incidence sur la baisse du Dollar.
Les Marchés sont beaucoup remontés en 2 jours. Trop peut être.
Le sauvetage du monde financier va certainement continuer à alimenter positivement les Marchés en début de semaine prochaine.
Cependant je continue à privilégier la baisse du fait de l'économie réelle qui se détériore avec :
augmentation du chomage
baisse des exportations suite à la remontée du Dollar
Immobilier toujours en baisse
fin des effets du Plan Tax Rebate
proximité des élections US
Les résultats des entreprises à partir du mois d'octobre seront déterminants pour se faire une meilleure idée de l'évolution économique.
Je reste cependant assez pessimiste au minimum jusqu'à fin 2008.
Editer par Paca sur 21 Septembre 2008 à 13:22
|
|
Haut de la page |
| |
|
|
| |
| Envoyé par Paca le 12 Octobre 2008 à 15:55
|
|
|
La semaine dernière a été dominée par la panique.
Les autorités semblent dans l'incapacité de calmer les marchés en restaurant la confiance.
Pire encore, dans certaines partie du Monde, Europe par exemple, les etats semblent ne pas s'entendre sur les mesures coordonnées à prendre pour faire face à la situation actuelle.
Pourtant la semaine dernière a vu des mesures inédites comme la baisse concertée des taux dans les principaux pays leaders de l'économie mondiale.
Geste fort et hautement symbolique, cette mesure n'a pas calmé les incertitudes liées à un système bancaire qui ne fonctionne plus du tout.
La panne mondiale du sytème bancaire fait en effet peser des risques tant pour les banques mais aussi pour les assureurs et au delà pour toutes entreprises de type industriel dont l'activité cyclique induit des besoins de financement externes importants. Les particuliers sont également touchés dans leur consommation de biens durables ou immobiliers tant les crédits deviennent pratiquement impossible à obtenir, soit du fait des conditions d'obtention draconiennes que des taux qui augmentent ou du manque de liquidités des préteurs potentiels.
Si rien n'est fait, la situation pourrait devenir vite incontrolable et catastrophique, dans un contexte de fort ralentissemnt économique.
Il faut tout d'abord débloquer le fonctionnement du système bancaire par des mesures concrètes qui permettront de restaurer la confiance entre les banques.
Du coup de nombreuses réunions ont lieu chaque week end et celui ci n'échappe pas à la règle de ce nouvel état d'esprit.
Réunion du G7 - 8, du G20, des autorités financières de la zone Euro...
C'est dans cette zone Euro que l'espoir pourrait naître pour éviter que la semaine prochaine ne soit pas que la répétition de la semaine dernière.
Mais les choses ne semblent pas pour l'instant aboutir et les pays du Golfe montrent qu'aucune décision n'a réussi pour l'instant à calmer les inquiétudes.
Une ossature de décision a pourtant fait l'objet de déclarations jusqu'à hier soir. Ainsi il a été déclaré (pour les mesures majeures) que les Etats prendraient toutes mesures permettant de faire face à la situation , ne laisserait plus mourir aucune banque jugéee vitale pour l'économie et qu'aucun déposant ne perdrait un seul Euro en cas de défaillance d'un établissement financier.
Mais cela n'a rien de concret et ne rassure personne.
Avant hier, la seule mesure allant dans le sens de la restauration de la confiance, a été rejetée. Il s'agit de la proposition du gouvernement Britannique qui proposait que les Etats garantissent les prêts entre Banques. Le gouvernement Britannique re-soumettra cette mesure aujourd'hui.
Le Président Sarkozi a promis que la réunion d'aujourd'hui mettrait du corps sur l'ossature récemment décidée par des mesures concrètes.
Y arriveront ils ?
Il faut l'espérer, car dans le cas contraire cela renforcerait le sentiment que des mesures concertées sont impossibles à trouver tant chaque Etat voit la situation de façon différente.
Pendant ce temps, deux nouvelles banques sont mortes, ce week end aux US ; ce qui porte à 15 le nombre d'établissements financiers victimes de la crise (aux US).
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 13 Octobre 2008 à 14:01
|
|
|
Bonjour,
La proposition du Gouvernement Britannique de garantir les prêts interbancaires en Europe a été retenue.
Heureusement, car c'est le seul élément concret dans les déclarations.
Le Marché salue ce point positif, mais reste fragile.
L'attente est maintenant de voir concrètement ce que chaque Etat Européen va faire pour sauver ses banques. En effet dire simplement que les banques stratégiques seront sauvegardées ne suffit pas. Qui peut ou ne peut pas mourir ? Cela doit être clarifié.
Les US doivent aussi clarifier leurs actions. Ils seraient bien inspirés de mettre également en oeuvre une garantie des prêts interbancaires.
Pareil pour les autres pays développés ou émergents.
Si on regarde ce qui s'est passé aux US, c'est bien la mort de Lehman qui a mis le feu aux poudres.
Il n'y a pas de moralité dans le monde financier. Prétendre punir les erreurs de certains s'est avéré désastreux.
Je sais que vous êtes nombreux a penser qu'il ne fallait pas sauver les banques (voir sondage de Marc).
Pourtant, lorsque l'on y pense, nous sommes tous responsables.
Les banquiers tout d'abord dans leur quête d'un profit toujours plus grand, les actionnaires qui n'ont pas mis en avant les risques inhérents à de telles pratiques, les Etats régulateurs qui n'ont pas fait leur travail de contrôle.
Cela nous coutera cher et je ne suis pas persuadé que la leçon apprise à cette occasion serve dans le futur à éviter d'autres excès.
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 15 Octobre 2008 à 19:59
|
|
|
Spéciale EURO-DOLLAR
Certains gourous de la haute finance conseillaient pour aujourd'hui d'acheter cette paire à 1.3610 avec une target à 1.3750.
Cette affirmation était basé sur un système éprouvé.
Cependant les systèmes n'ont jamais fait le Marché et la paire est maintenant à 1.3510
En fait tout ceci est très logique quand, au lieu d'utiliser un modèle mathématique, on utilise tout simplement son bon sens.
La crise des crédits a failli, pour de bon, mettre tout le système bancaire par terre.
Les plans et mesures se sont succédés et le sytème bancaire semble maintenant hors de danger de mort.
Mais cela ne veut pas dire que les résultats d'antan vont revenir.
L'économie rentre en récession et c'est cette vision qui est maintenant au coeur des préoccupations.
Pourquoi la paire EURO-DOLLAR devait baisser aujourd'hui ?
Et bien c'est simple :
Les taux aux US sont très bas alors qu'ils sont encore très haut en Europe.
Les craintes de récession, la croissance anémique, une confiance en berne sont autant d'appels à une baisse des taux en Europe (et pas aux US qui n'a plus beaucoup de marge de manoeuvre : taux = 1.5%).
D'autant plus que les craintes sur l'inflation s'évanouissent avec le repli monstrueux du pétrole : -50% (sauf prix à la pompe, bien sur).
En fait, il faudrait plus craindre la déflation. Car avec la confiance des consommateurs qui ne fait que descendre, on peut légitimement penser que les décisions pour les achats importants sont remis dans le temps, ne serait ce que pour profiter de prix futurs plus bas.
Les stats éco de chaque semaine montrent cette tendance qui se comporte généralement comme un cercle vicieux.
Alors moi je veux bien qu'on dise que le trading systématique est la panacée. Mais bon, certaines circonstances devraient amener tout individu raisonnablement sensé à s'interroger sur la pertinence d'un modèle mathématique générique monté dans un contexte différent.
Editer par Paca sur 15 Octobre 2008 à 20:00
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 24 Octobre 2008 à 14:09
|
|
|
Bonjour,
Vendredi dernier, je disais sur la file d'Abena, que la situation semblait se calmer et que nous aurions certainement du trading range jusqu'à ce que quelquechose de nouveau n'intervienne.
Je parlais des hedge funds et des forecasts des entreprises.
Nous n'avons pas eu longtemps à attendre.
Depuis le début de la semaine, ces forecasts sont majoritairement pires que prévu.
De plus, les hedge funds en difficulté participe à la baisse en revendant massivement des actions pour ré-équilibrer leurs bilans.
Le sentiment est à ce point négatif que même la baisse de production du pétrole par l'OPEC semble ne pouvoir contenir la descente (elle lui contribue même tant la mesure semble ne pas être adéquate avec la situation).
Du coté macro économie, les MBA sont arrivés au plus bas, le chomage continue d'augmenter, la confiance baisse, les pays émergents souffrent. L'EURO continue de descendre du fait des spéculations de coupures de taux de la BCE.
La baisse des marchés en overnight a même atteint sa limite de 6% ce jour et les Marchés ont été stoppés pour le Dow, le S&P500 et le Nasdaq.
Les cotations reprendront à l'ouverture cet après midi aux US.
La situation est explosive. Je ne sais quoi pronostiquer alors même qu'une embellie au niveau des ventes de maisons existantes est attendue à 16:00
Le pire scénario que je décrivais il y a des mois est en train de se réaliser pour cette fin d'année. Je ne vois pour l'instant aucune lueur d'espoir.
Prudence devrait être la règle à adopter pour tous.
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 24 Octobre 2008 à 16:13
|
|
|
Résultats US
Existing Home sales
5.18 contre 4.95 attendu et 4.91 le mois dernier
Soit +5.5% contre +0.8 attendu et -2.2% le mois dernier.
C'est une bonne nouvelle, même si ce regain de ventes provient du fait de la baisse importante des prix.
D'autre part nous avons vu que les foreclosures continuent à augmenter.
De toute façon, la journée est dominée par les émotions suite à la dégringolade des Marchés asiatiques et européens.
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 26 Octobre 2008 à 01:52
|
|
|
Pour les traders US
Attention, si en Europe le passage à l'heure d'hiver se fait le dernier dimanche d'octobre (ce jour), aux US ce passage se fait depuis 2007 le premier dimanche de novembre.
Nous aurons donc un décalage la semaine prochaine : quand les Marchés US ouvraient à 15:30 heure française (pour Chicago) ils ouvrent maintenant à 14:30.
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Abena le 26 Octobre 2008 à 07:58
|
|
|
Bonjour Paca,
Merci pour l'info
__________________ Abena
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 26 Octobre 2008 à 15:36
|
|
|
Les Marchés US ont refusé Vendredi la proposition de descente catastrophique entamée par les Marchés Asiatique et Européen. Il n'y avait aucune raison aux US pour cela.
Les résultats des entreprises et surtout les forecast introduisent un élément nouveau pour une continuation de la baisse : confirmation de la récession annoncée.
Les reventes massives d'actions par les hedge funds en difficulté n'aident pas à une stabilisation.
Les pays émergents souffrent ; surtout pour ceux dont une part non négligeable de la richesse est liée aux exportations.
Tous ces éléments ont entrainé cette baisse importante qui va bien au delà de la valorisation pure des entreprises qui composent les grands indices. Le bon mot serait exagération de la baisse.
Nous nous trouvons donc maintenant dans une situation assez paradoxale où tout milite pour une continuation de la baisse (y compris les projections macro économiques de la semaine prochaine : sauf mercredi 19:15 avec une attente de la baisse des taux US par la FED) et une estimation consensuelle que les prix des actions sont très attractifs (price earning ratio très bas).
Ce paradoxe crée de l'instabilité qui rend le trading extrèmement difficile et aléatoire. La volatilité à des sommets historiques et l'émotivité exacerbée des intervenants peut envoyer les Marchés dans un sens ou l'autre sans raison très logique.
Il convient donc de surveiller toutes infos au fur et à mesure de leurs apparitions et mesurer le sentiment provoqué avant de se placer dans le sens de la foule.
Take care !
|
|
Haut de la page |
| |
| Envoyé par Paca le 01 Novembre 2008 à 23:44
|
|
|
Perspectives...
Nous attaquons le mois de novembre.
Traditionellement ce mois et surtout celui de décembre sont ceux qui voient les commerces faire au minimum 30% de leur chiffre d'affaire annuel (pour certains c'est bien plus).
Les gens dépensent beaucoup à l'approche des fêtes. C'est surtout vrai quand le contexte est favorable.
Et une façon de mesurer leur bonne humeur est de regarder la confiance qu'ils ont dans leurs perspectives.
Autrement dit, il existe un rapport étroit entre la confiance et la consommation.
Nous l'avons vu la confiance a baissé et la consommation aussi
La confiance du Michigan est maintenant à 57.6
La confiance du Conference board est à 38.0
La conso (dans le GDP) est à -3.1
Les dépenses (avec le revenu) sont à -0.3
Que va t'il se passer pour les fêtes de fin d'année ?
Comparons avec les chiffres de fin octobre 2007...
La conf du Michigan était à 75.0
La conf du Conference board était à 95.6
La conso (dans le GDP) était à +3.0
Les dépenses (avec le revenu) étaient à +0.3
Pourtant déjà à cette époque, les US sentaient bien que la situation était préoccupante.
Les autres indicateurs de l'économie 2008 sont aussi en berne par rapport à l'année dernière.
La fin de l'année 2008 me semble tout sauf réjouissante.
Inutile de vous dire que chaque news concernant les ventes, la confiance ou la conso sera attendue et étudiée.
Il me parait très difficile, compte tenu du calendrier, que le nouvel occupant de la maison blanche puisse avoir matériellement le temps pour mettre en place le second plan de relance US avant les fêtes.
Par contre ce second plan a de bonnes chances de voir le jour au début de l'année prochaine tant la pression exercée par les résultats sera forte.
Par contre, si la décision est prise avant et expliquée clairement, il est possible de voir des anticipations de la part des ménages...ce qui sauverait en partie 2008.
A suivre...
|
|
Haut de la page |
| |
|
|