Envoyé par FoxyTradingClub le 17 Février 2012 à 10:59
foxytradingclub.com -Les applications sur le marché des devises ne
savent plus où donner de la tête en raison notamment d'une planète
finance montrant des signes inquiétants de ralentissement économique
sur la foi des publications amères de PIB sur le vieux continent, mais
aussi avec les menaces de Moody's, qui après s'être occupée du
matricule des notations souveraines en dégradant en début de semaine
quelques états bien choisis dans l'euro zone et en mettant sous
implication négative Paris ou Londres, l'agence s'attaque désormais aux
établissements bancaires en plaçant pas moins de 114 enseignes dans le
collimateur d'une correction sur les ratings tandis que le tempo est
jalousement donné par la Grèce et les rumeurs du dossier. Bref, le
forex trading ne sait plus sur quel pied danser...
L'euro dollar a néanmoins épousé assez fidèlement notre scénario d'un
reflux depuis que les cours de la paire phare du forex se sont
affaiblis en se cognant vainement le nez sur la cime du 1.3240
récemment. Par ailleurs au Foxy Trading Club nous incitions à regarder
plein sud sur la fracture du 1.3100 à même de libérer un potentiel
(épuisé ?) jusque 1.2970. Il convient en tous les cas avant de faire le
baluchon du week-end de s'armer de prudence en day trading car en cette
journée des sorcières (débouclage de contrats arrivant à maturité), il
est très possible d'avoir une recrudescence de volatilité sur le marché
des changes comme sur le cac 40 par exemple.
L'Europe est donc a priori dans la phase récessionniste qu'on lui
promettait. Les chiffres hier de la croissance espagnole en berne
confirment ce que nous relations déjà la veille sur l'état de
l'activité sur notre rive. Des études tendent également à mettre le
doigt sur un pétrole qui, s'il venait à flamber derechef à cause
d'événements géopolitiques, pèserait lourdement chez les émergents,
étant donné d'une inflation déjà forte dans ces pays qui pourrait
enfler encore un peu plus sur la vigueur de l'or noir en empêchant de
facto les autorités nationales d'assouplir leur politique monétaire
pour redynamiser la machine !
Moody's jette le trouble derechef dans les transactions et les actifs à
risques sont boudés eu égard à un panier bancaire affecté bien sûr par
les proclamations du bureau d'études de lorgner sur la notation de ces
établissements en vue de les dégrader. Le refuge USD fait son grand
retour sur la scène du forex alors que l'or ne bénéficie pas outre-
mesure de la recherche de la sécurité, probablement par le fait
mécanique du renchérissement du billet vert. Par ailleurs, du côté des
adjudications obligataires, la France n'a pas eu à subir la mauvaise
humeur de l'agence de notation : l'Hexagone a passé sans encombre son
examen de levée de fonds sur du papier de moyen terme avec même des
taux en légère baisse.
Pourtant, sur les négociations avec Athènes, le torchon brule
réellement. A l'aune de notre édito de jeudi, les autorités hellènes
pointent des membres de l'euroland de vouloir la sortie du pays de la
zone... Vénizélos est monté au créneau pour rappeler qu'il n'était
certainement pas question que la Grèce veuille quitter les 17 ! En
outre, hormis ces débats à fleurets mouchetés, il appert que lundi
prochain à l'Eurogroupe, Juncker ne puisse conduire à un franc accord
sur ces fameux 130 milliards € dont a impérieusement besoin le
gouvernement Papadémos sous peine de défaut de paiement au 20 mars
2012. Les calculs d'apothicaire indiqueraient cruellement que de toute
façon "ça ne fait pas la rue Michel" ! En effet, il y aurait comme des
trous d'air dans les additions de sorte que la participation des
créanciers privés et leur décote volontaire de 50 voire 70% de
l'ardoise et d'un nouveau prêt des bailleurs de fonds ne suffiraient
pas à garantir à l'horizon 2020 un endettement de 120% du PIB.
Il va sans dire que l'atmosphère se tend au possible et que dans pareil
contexte, les cambistes doivent trader en ce vendredi avec beaucoup de
dextérité. Sur le front des publications macroéconomiques, l'euro zone
avouera son compte courant ; aux Etats-Unis le degré d'inflation sera
sur le gril par l'IPC et les indicateurs avancés du Conference Board
refermeront le bal. Techniquement, l'EUR/USD a rebondi sur la zone des
50% de retracement comme nous l'envisagions autour du 1.2970 en
intraday. En revanche, l'architecture milite pour
une......................................................... ...........
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euro
dollar