Après 25 ans de hausse sur les actions et une décennie de spéculation
immobilière effrénée, la grande roue des cycles économiques tourne à nouveau
!
La prochaine case ? Les matières premières ! Or, pétrole, blé, toutes ces
denrées sont en forte hausse depuis quelques années. Pourtant, nous n’en
sommes à priori qu’au début. L’envolée du pétrole est une évidence à cause
du fameux « peak oil » ! Mais l’or réunit également de nombreuses
caractéristiques propres au réveil de son prix sur les marchés financiers.
Entre 2000 et 2007, les cours ont certes été multipliés par trois.
Cependant, pour la période 2008 – 2015, de nombreuses projections militent
pour une ascension tout aussi musclée et surtout, largement supérieure à
celle que pourront connaître les actions et les obligations. C’est donc
pourquoi, à la traditionnelle question « où placer son argent à long terme
», les réponses de Léonard Sartoni sont très intéressantes : l'or est
véritablement une alternative d'investissement à découvrir !
De quoi avez-vous besoin pour investir sur l’or ?
Un, de comprendre les éléments économiques qui entrent en jeu afin de
disposer du bon mode d’emploi ! Deux, de maîtriser les produits : or
physique (lingots, pièces…), achat d’actions de mines d’or (producteurs,
juniors, explorateurs…), trackers indiciels ou fond commun de placements.
Trois, de savoir où vous fournir en informations sur le secteur de l’or.
Enfin quatre, d’être capable d’acheter et de vendre à des prix réfléchis
avec des critères structurés et stratégiques !
L’or casino !
Savez vous que certains titres peuvent réaliser des écarts de 5000% en
quelques mois ? En fonction de votre profil d’épargnant, Léonard Sartoni
vous décrypte l’ensemble des possibilités d’investissements et commente les
pièges et risques qui vous attendent.
Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait
être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard
Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de
son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200
pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan
financier. « Le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70.
Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux
oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire
est « dans les tuyaux »… ! »
Plus d'informations
Lire tous les articles de Léonard Sartoni sur le sujet de l'or...
En complément du livre, une précision sur le calcul théorique de l'or à
télécharger...
LEONARD SARTONI
Sculpté sous forme de bijoux, l’or est considéré comme une matière
première, mais lorsqu’il prend la forme d’un lingot, son aspect monétaire
ressurgit aussitôt. L’or, vu par certains comme une vieille relique barbare,
est en réalité un investissement alternatif très recherché durant les
périodes de crise de confiance dans les actifs financiers. Nous verrons dans
la première partie, pourquoi les risques qui pèsent sur l’économie
américaine et le dollar peuvent conduire à un retour triomphant de l’or sur
le devant de la scène mondiale. Beaucoup d’autres facteurs peuvent
contribuer au retour en grâce du métal jaune, comme les bouleversements
énergétiques, géopolitiques, démographiques, climatiques, sans oublier
l’ascension de la Chine et de l’Inde au rang de nouvelles puissances
économiques. Son côté valeur refuge ne doit pas vous faire oublier qu’il
existe également des possibilités extraordinaires de profits en faisant
jouer l’effet de levier avec les mines d’or. Je tenterai, dans la seconde
partie de ce livre, de vous initier aux arcanes de ce secteur bien
particulier, et de vous donner les clés qui vous permettront de miser sur
les bons chevaux. Durant le dernier marché haussier de l’or dans les années
70, des gains inouïs avaient été gagnés avec des petites sociétés minières
comme Lion Mines + 542’700% de profits (oui, vous avez bien lu : cinq cent
quarante deux mille sept cent pour cent !), Azure Resources +217’900%,
Mineral Resources +69’000%, Steep Rock + 43’900%, et Bankeno +34’300%. Tous
ces gains avaient été réalisés entre 1975 et 1980, lors de la phase «
hystérique » finale du marché haussier de l’or. Aujourd’hui, avec la
banalisation des comptes de trading aux Etats-Unis, en Europe et au Japon et
la levée de l’interdiction en 2001 pour les citoyens chinois d’acheter de
l’or, une nouvelle phase d’hystérie prendrait des proportions
spectaculaires. La taille du marché de l’or est tellement petite vis-à-vis
des autres secteurs de l’économie, qu’un mouvement de panique vers l’or et
les sociétés minières aurifères ne manquerait pas d’enflammer tout le
secteur. Pour vous donner une idée de l’étroitesse de ce marché, considérez
que tout l’or du monde, qu’il soit sous forme de bijoux, de lingots ou de
pièces de monnaie, pourrait être fondu dans un cube de 20 mètres de côté
seulement, et que la valeur en Bourse de toutes les sociétés minières
aurifères est encore inférieure à la seule valeur boursière de Microsoft !
La guerre contre la terreur, lancée par G.W. Bush, est une menace pour la
paix mondiale. L’Amérique a radicalement changé sa façon d’intervenir dans
les conflits avec l’étranger. Désormais, elle se donne le droit de pratiquer
des « guerres préventives » contre ses ennemis, notion inconcevable sous les
administrations passées. Après l’Afghanistan et l’Irak, à qui le tour ? Pour
faire la guerre, le gouvernement des Etats-Unis emprunte massivement. A
cette date, la guerre en Irak a coûté plus de $450 milliards. Les Etats-Unis
sont devenus le pays le plus endetté au monde. Pour se faire une idée, en
remboursant $100 millions par jour et sans compter les intérêts, il faudrait
plus de 1’300 ans pour que toutes les dettes des Etats-Unis soient
remboursées (48'000 milliards de dettes totalisées en 2006) ! Les courbes
démographiques en Europe et aux Etats-Unis vont encore exacerber le problème
de l’endettement pour ces pays. Toute une génération de baby boomers va
arriver à l’âge de la retraite. Les caisses publiques de la sécurité sociale
et des soins médicaux ne sont déjà plus suffisamment couvertes et sont
menacées de faillite. Pour ma part, il ne fait aucun doute que les
Etats-Unis se verront forcés de dévaluer leur monnaie, et par ce moyen, de
faire payer la dette à tous les détenteurs de dollars, principalement
étrangers. Cette politique monétaire est certainement le facteur le plus
déterminant pour une hausse majeure du prix de l’or dans les années à venir.
Depuis que les monnaies ne sont plus tenues d’être couvertes par de l’or,
la création monétaire s’est accélérée dans toutes les régions du monde. Tous
les anciens stocks d’or des banques centrales européennes ont fondu depuis
l’abandon de l’étalon dollar-or en 1971. Les banques centrales ne contrôlent
plus que les 19% du stock mondial d’or, contre 50% en 1966, ce qui veut dire
qu’elles sont en train de perdre la main dans ce marché. Les banques
centrales, dans leur souci de préserver la confiance en leur monnaie-papier,
ou simplement parce que leur pays connaît de graves difficultés financières,
continuent d’écouler une partie de leur ancien stock d’or sur le marché, ce
qui a l’avantage pour elles de freiner l’ardeur du métal politique. Il faut
savoir que la valeur des monnaies-papier ne repose aujourd’hui plus que sur
la confiance dans le gouvernement qui les émet. Et l’or est perçu comme un
baromètre de confiance vis-à-vis de toutes ces monnaies-papier, d’où son
côté politique. Il est, en quelque sorte, l’anti-dollar. Une hausse trop
forte du métal susciterait beaucoup d’inquiétudes et risquerait de déraper
vers une crise monétaire mondiale, raison pour laquelle la question de la
manipulation du prix de l’or par un cartel reste en suspens. Mais l’or
demeure le seul actif avec une valeur réelle dans les coffres des banques
centrales, et donc le seul soutien véritable à la valeur de la
monnaie-papier en cas de crise monétaire. Cette seule constatation devrait
donc retenir les grandes puissances de s’en défaire trop facilement.
L’Asie, dont les réserves d’or sont encore très faibles au regard de la
moyenne européenne, achète ce que l’Occident lui offre sur un plateau. Il en
a toujours été ainsi : le flux de l’or se dirige vers les nations prospères.
Nous allons assister, ces prochaines années, à un gigantesque transfert de
richesses des Etats-Unis et de l’Europe vers l’Asie. De l’Occident vers
l’Orient. Tout comme l’Empire britannique du siècle passé a cédé la place à
l’Empire américain, ce dernier pourrait, dans les décennies à venir, perdre
son leadership économique au profit de la Chine. A l’échelle des individus,
le transfert de la richesse pourrait, dans le cas d’une crise monétaire
mondiale, aller de ceux qui ne possèdent pas d’or vers ceux qui en
possèdent.
Et puis, il y a le problème de l’or noir dont la hausse du prix évolue
parallèlement à celle de l’or jaune, comme dans les années 70. Trouvera-t-on
une solution au problème énergétique ? Alors que les grandes découvertes
scientifiques se succédaient à un rythme effréné vers la fin du 19e siècle
et au début du 20e siècle, force est de constater que, depuis une trentaine
d’années, les grandes découvertes capables de révolutionner l’humanité se
font de plus en plus rares. L’homme perfectionne les grandes découvertes du
siècle passé mais peine à domestiquer la fusion thermonucléaire, cette
énergie propre et bon marché dont l’humanité aurait tant besoin aujourd’hui.
Il y a 30 ans, les gens qui avaient connu cette succession rapide de grandes
découvertes, imaginaient notre époque sous un jour beaucoup plus futuriste,
avec de nouvelles énergies et des villes étincelantes, remplies
d’automobiles volantes. Mais aujourd’hui, les automobiles fonctionnent
toujours au pétrole et elles reposent toujours sur quatre pneus fabriqués à
base de pétrole. L’électricité est toujours produite dans des centrales
nucléaires utilisant de l’uranium et produisant des tonnes de déchets
nucléaires. Notre économie est toujours aussi dépendante du pétrole, et,
comble de malchance, la production va bientôt glisser sur une pente
irrémédiablement descendante, sous la demande croissante des économies
émergentes de l’Asie. Beaucoup de gens se basent encore sur les énormes
progrès réalisés au siècle passé pour affirmer que la science va bien
réussir à nous sortir du piège énergétique avec une découverte d’envergure
qui révolutionnera, encore une fois, le monde. Pour l’heure, rien ne le
laisse supposer. D’autre part, peu réalisent encore que le ciel au-dessus de
nos têtes fait partie d’un système fermé dans lequel le gaz carbonique à
effet de serre, produit par notre civilisation, finit par s’accumuler. Les
problèmes créés par les dérèglements climatiques pèseraient très lourd sur
nos économies, sans compter les tensions inévitables liées aux réfugiés
climatiques dans les zones inondées, et les conflits pour l’eau dans les
régions asséchées. La hausse irrémédiable du prix du pétrole ira de pair
avec celle de l’or.
La croissance spectaculaire de la Chine et de l’Inde, tout comme celle de
la Russie et des anciens pays communistes du bloc de l’est, influence
également la demande d’or. Il ne faut pas oublier que la Chine et l’Inde
possèdent des cultures millénaires qui ont une forte affinité avec l’or.
L’or fait partie d’une tradition en Inde, et beaucoup de bijoux sont achetés
à la saison des fêtes et des mariages. Le risque d’acheter de l’or en tant
qu’assurance contre une crise de confiance mondiale, si elle ne se produit
pas, est donc modéré par le côté joaillerie, matière première industrielle
et moyen d’épargne traditionnel dans les pays émergents à forte croissance.
De plus, nous verrons que les sociétés minières peinent à remplacer leurs
réserves d’or dans le sol. Le minerai s’épuise, et tout le travail de mise à
jour de nouvelles ressources ne suit pas, rendant l’offre insensible à un
prix de l’or en hausse.
L’or est l’ultime investissement alternatif, parce qu’il est matériel.
C’est un actif physique réel qui possède une valeur intrinsèque.
Contrairement à toutes les autres monnaies-papier qui dépendent de promesses
et qui sont issues d’institutions relativement jeunes et fragiles, le
pouvoir d’achat de l’or est resté fort depuis plus de six millénaires. L’or
a survécu à toutes les monnaies, et à tous les investissements qui ont
jamais existé. L’or a transcendé les ravages du temps comme aucun autre
investissement, alternatif ou traditionnel. Il ne connaît aucune frontière
politique et se trouve valorisé universellement sur toute la planète.
Paradoxalement, alors que les capitaux en fuite des marchés boursiers
vont pousser le prix de l’or vers le haut dans les années à venir, il se
produira un cercle vertueux qui attirera encore plus de capitaux. L’or,
comme tous les autres investissements, devient de plus en plus attractif
pour de plus en plus de gens à mesure que son prix monte. Ceci est contraire
à l’équilibre de l’offre et la demande où la demande faiblit à mesure que
les prix montent. Dans le cas de l’or, la hausse du prix va le placer sur le
radar de plus en plus d’investisseurs qui se sentiront irrésistiblement
attirés par les gains de ce secteur. Comme d’habitude, les livres d’histoire
nous diront que la meilleure transaction que l’on aurait pu faire au début
du siècle, était de quitter les secteurs sur lesquels la complaisance
régnait (les actions, les obligations et l’immobilier) pour acheter ce que
la foule dédaignait, c’est-à-dire les métaux précieux, et, secondairement,
les matières premières.
Il n’y aurait pas eu besoin de prendre beaucoup de décisions pour réussir
ses investissements durant le siècle passé. Il aurait fallu miser sur l’or
dans les années 70 (+2328%), le marché japonais avec le Nikkei dans les
années 80 (+450%), les actions technologiques avec le Nasdaq dans les années
90 (+1030%), et à nouveau l’or à partir de 2001. Nous n’en sommes pour
l’heure qu’à 173% de hausse pour l’ancien métal des rois, et la route est
encore longue pour qu’il regagne ses titres de noblesse. Il n’est point
d’exemple, dans toute l’histoire de l’humanité, où une pensée dominante ait
prévu et anticipé un virage politique, culturel, économique et financier
décisif. En fait, nos économistes n’arrivent à expliquer les grands
changements de tendance, que lorsque ceux-ci se sont déjà produits… Il est
alors plus souvent question de psychologie des foules et de grands cycles
économiques plutôt que de savants calculs économiques.
Léonard Sartoni, 7 septembre 2007.